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TRAITEMENT DES TROUBLES CARDIAQUES

Art. III. — Cœur et pouls ralenti. Bradycardies.

Mdca- Rythme couplé. 11 paraît facile et simple au premier abord desXa- définir le cœur ralenti qu'on appelle aussi la bradycardie ; dycar- mais SOUS cc nom on décrit aussi une altération particulière du

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rytivne rythme cardiaque dans laquelle les battements se groupent en couplé. çQ^^pigg réguliers par le rapprochement intime de deux ou de plusieurs révolutions cardiaques successives: on désigne aussi cet état sous le nom de rythme couplé. Les révolutions couplées sont d'ailleurs remarquables par leur inégalité de puissance, aussi bien que par leur rapprochement. Dans chaque couple c'est la première pulsation qui est la plus énergique et la plus longue ; la seconde est la plus faible et la plus brève. En tous cas, leur inégalité de puissance se révèle à peine à l'auscultation, et c'est le pouls qui trahit presque seul l'altération du rythme cardiaque. Les pulsations radiales vont par couple, la seconde de chaque groupe étant plus faible que la première et plus rapprochée d'elle que celle qui suit. C'est là ce qu'on appelle le pouls bigéminé : c'est la forme la plus simple du pouls couplé.

A un degré plus élevé le pouls bigéminé fait place au couple rythmé proprement dit, et là, la seconde révolution cardiaque ne s'accuse plus à la radiale que par un soulèvement très léger mais encore assez net au tracé sphygmographique.

Ce tracé lui-même peut faire défaut, et souvent il arrive que les bruits résultant des révolutions cardiaques successives sont pris pour des dédoublements d'une révolution unique, compa- Ce sont les faits de cette nature qui ont été considérés généaveï°ies ralcment comme des cas de ralentissement extrême sous le nom iSermU- ^ouls ralenti permanent. Aussi le professeur Tripier protences. pose d'appeler ce pouls lent, arythmique.

Le rythme couplé, malgré ces divers degrés d'intensité n'en présente pas moins une physionomie propre et mérite d'occuper une place a part dans le cadre des déviations du rythme cardiaque. Bien qu'il présente quelques analogies avec les fausses intermittences si fréquentes dans un certain nombre de lésions cardiaques, il en diffère par des caractères bien

tranchés. .

a) D'une part les fausses intermittences sont toujours le fait

BRADYCARDIES

de pulsations cardiaques tout à fait anormales et avortées, tandis que ce n'est que dans les cas extrêmes que les pulsations faibles du rythme couplé leur sont en quelque mesure comparables; dans la généralité des cas ces dernières présentent les caractères d'une révolution anormale simplement affaiblie dans sa puissance, sans être véritablement avortée.

b) D'autre part et c'est là le caractère différentiel principal, les fausses intermittences sont isolées le plus souvent sans aucune régularité de production ; quelquefois elles surviennent assez régulièrement après un nombre toujours le même de systoles normales, mais toujours elles sont indépendantes des systoles qui les précèdent ou qui les suivent immédiatement ; dans le rythme couplé, au contraire, les révolutions cardiaques s'associent par couples dans chacun desquels la ou les pulsations faibles sont régulièrement solidaires d'une pulsation forte qui les précède. (Bard, de Lyon).

II. Mécanisme des bradycardies couplées ou réelles, à forme épileptique. On connaissait déjà depuis longtemps (Lorain 1865) le rhythme couplé par la digitale ; Tripier le fait rentrer dans le type du pouls lent arythmique, , et affirme que bien que le pouls soit lent d'une manière permanente, il conserve toujours sa fréquence normale, ou même augmentée légèrement, si on tient compte de toutes les contractions avortées.

La même donnée a été appliquée par Fiquet et Tripier à ces bradycardies graves, accompagnées d'épilepsie, ou de coma, ou de syncope, et qui ont été décrites pour la première fois par Adams, puis par Stokes, Hutchinson, Charcot. Tripier les reconnaît à ceci : toutes les contractions cardiaques, dit-il, môme celles qui sont trop faibles pour se faire sentir à la radiale déterminent des pulsations veineuses; il résulte de là, que si l'on compte les battements du pouls veineux, on retrouve le nombre vrai des contractions cardiaques (Bard). Ces formes ne pardonnent pas, je n'en ai pas vu guérir, Tripier est du même avis.

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