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IV. L'bydrotliérapique

Histo- J'énumère les moyens de thérapeutique inutiles ou dangereux. • rique. jo les ferrugincux basés sur la fausse théorie de l'anémie.

2° les iodures, préconisés pour fondre le goître, puis comme tonique et trojîhique, puis comme cardiaque ; or en leur qualité de vaso-dilatateurs ils aggravent la situation.

3» Vaso-constricteurs Strychnine. Il se produit une surexcitation des centres vaso-moteurs et des centres des nerfs vagues. Il se fait aussi une forte pression ce qui est plus qu'inutile. Il se

TRAlTjiWENT CllIRUnGlCAL DE LA MALADIE DE BASEDOW

produit une surexcitabililé eflrayante sur la moelle ; que serace chez les excités ?

4« atropine. Elle fait (sans rien défaire) une sorte de tachycardie. Le bromure qui est aussi un médicament vasculaire n'a qu'une action nulle sur les nerfs vagues.

5" La digitale qui paraît indiquée pour ralentir le cœur n'agit ainsi qu'à dose toxique, et au moment de l'intoxication elle a son pouvoir constricteur.

I. Traitement chirurgicaL Ce traitement a eu des succès très divers, Ollier 1 guérison 1877. Tillaux 1 cas (1880 et 1891. 2 guérisons; 1882? un insuccès. Rehn 4 cas 3 guérisons. Lemble 2 cas dont 2 guérisons.

Dans les cas de Ganser, de Stelner, 2 cas, 2 morts.

Cas sans accidents; 32 thyroïdectomies totales.

Reverdin (Genève) fait une énucléation qui respecte tout ce qui est sain dans la thyroïde, et ne peut par conséquent contribuer à la production du myxœdème.

Voici un cas de Ritter cité par Determoge, guérison presque complète (Soc. chir. Berlin, 12 déc. 92)5 observations, de V.'olf 1 mort pendant l'opération, 3 guérisons, 1 récidive.

Effets de la thyroïdectomie. Les recherches récentes de Horsley ont démontré les suites de l'opération ; à savoir une cachexie certaine chez l'homme et les singes, plus marquée chez l'animal Carnivore. Les phénomènes principaux sont;

1" Suractivité nerveuse, tremblement fibrillaire des muscles avec ou sans contracture. Chez l'homme ce phénomène a été noté 12 fois sur 53 cas d'extirpation partielle. 2q Phénomène d'affaiblissement du système nerveux (paralysies et anésthésies) Ces effets sont d'ordre central supérieur. On trouve dans l'encéphale et la partie supérieure de la moelle une leucocytose marquée surtout dans les méninges. 3^ Troubles dus a l'altération toxique du sang qui devient plus veineux, tandis que la respiration est plus rapide ; A° Troubles de la nutrition ; émaciation très marquée, dans le tissu cellulaire; peau dure, épaisse, sèche, chute des cheveux.

Tous ces phénomènes qui dessinent le myxœdème justifient la thyroïdectomie dans la maladie de Basedow.

II. Traitement électrique. Vigouroux se sert ducourantd'induction; le procédé consiste en 4 actes 1° faradisation ducouavec

432 ciiAi'. xlv(ô/i'). — mAlAdIes générales et iNiJ'EctiEusÉs DU cceuit

application de l'électrode négatif sur la carotide au-dessous de l'angle delà mâchoire, le pôle positif au segment postéro-inférieur du cou; 2° faradisation de l'œil; 3° faradisation de la glande: 4° galvanisation de la région précordicale ; application du cathode à la partie inférieure du cou, l'anode à la partie interne du troisième espace intercostal, avec des courants de 5 à 7 milliampères. — Séances de 10 et 15 minutes.

Par ce traitement on voit disparaître l'exophthalmie et la glande, tandis que les palpitations du cœur ne se modifient que peu ou plus tard. Il y a aussi à songer aux bains hydroélectriques, faradiques ou galvaniques, ou bien encore à la franklinisation de la tète (douche de tête) et aux courants positifs dirigés sur la région du cœur.

III. Hydrothéraphie. C'est la méthode la plus sûre, même dans la période d'excitation.

IV. Veratrum viride. Ce moyen que j'ai préconisé il y a 15 ans a été repris récemment par Guyot (de l'hôpital Beaujon) qui a noté un très beau succès à l'aide de cette médication, que j'emploie ainsi ; 10 à 20 gouttes de teinture de vératrum viride par jour continuées plusieurs mois.

Le vératrum viride, (helleborus americanus) produit à des doses trop rapprochées, des nausées, des vertiges, une sensation de froid glacial, la faiblesse musculaire et l'impossibilité de contrôler les mouvements ; toujours une diminution considérable du pouls, qui tombe dans l'état pathologique de 140 à 70. Cet effet est dû surtout à la vératrine, qui se trouve aussi dans la sévadille, le colchique et le vératrum lobelianum. Effets Son effet le plus remarquable au point de vue physiologique,

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logiques c est son action sur les muscles lisses, le cœur y compris, qui subissent un énorme ralentissement de la contraction ; il en résulte que les mouvements volontaires de l'animal (grenouille) sont comme forcés. Or cette espèce de contracture qui finit par résolution avec perte de l'excitabilité musculaire, est absolument indépendante du système nerveux central ou périphérique, sur tous les animaux.

2. Rigidité du tnuscle cardiaque. Après un ralentissement marqué, on constate des contractions systoliques de plus en plus longues, une diminution considérable de la pression sanguine, et cela comme effet direct du poison sur le cœur.

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Ces deux effets, ralentissement du cœur, et diminution énorme de la pression sont caractéristiques, et ne se retrouvent dans aucun autre poison.

Applications. C'est ce qui explique les effets obtenus dans la maladie de Basedow par le vératrum viride, qui contient encore d'autres principes du même genre.

Régime. Chez les Basedow anémiques, la cure d'engraissement (de Playfair) est très utile, bien plus que la cure de lait ou de Képhir.

Art. II. — Chorée de l'enfant et de l'adulte.

En 1851, en analysant 84 autopsies d'enfants choréiques, j'ai compté 12 lésions valvulaires de diverses espèces, H péricar dites, 6 hypertrophies.

Sous le rapport de la production des péri-endocardites la chorée agit sous la forme grave dans l'enfance ; mais quand l'enfant échappe au premier danger de ces péri-endocardites, il semble devoir éluder toute complication ultérieure du cœur. Mais il n'en est rien. En 1864 j'ai démontré (ainsi que Roger) que la cardiopathie est fréquente, mais souvent très obscure; à un moment donné, la chorée, le cœur, le rhumatisme, tout paraît oublié par le malade, lorsqu'au bout de 10 ans, 15, 20 ans la maladie cardiaque,jusque-là compensée, se révèle tout à coup par la dypsnée ou l'hydropisie; j'ai vu ces apparitions tardives et perfides ; j'ai vu des malades mourir de longues années après avoir éprouvé la chorée, qui en réalité constitue un des plus graves antécédents des types cardiaques. Trousseau l'a bien compris, lorsqu'avec sa grande autorité il prit en main la cause de la chorée rhumatismale que je venais de trouver; son grand jugement constitue une réfutation en règle anticipée des petits travaux sortis de quelque asile d'enfance ou de vieillesse (15 à 18 cas de chacun) tandis que la statistique sérieuse porte sur quelques centaines ou même au total sur quelques milliers de cas de chorée cardiaque. Le complément des chorées cardiaques se trouve dans les statistiques des chorées rhumatiques.

Les chiffres que j'ai déjà cités dans mon travail sur les anémies (1888) et qui ont trait aux chorées rhumatiques viennent se superposer sans difficulté aux chorées cardiaques.

Fréquence du cœur

choréique.

Fréquence

de la chorée rhumatique.

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MALADIES GICNKHALES raFECTIEUSES DU COEUR

Ces chorées rhumatiques sont en névrologie aussi gênantes que les névroses qu'on a voulu loutcs souder aux maladies infectieuses ; l'hysLérie, l'épilepsie, la chorée tout devient infectieux de la même façon et par la même voie.

Mais comme à un moment donné on ne distingue plus leur origine, on arrive à un compelle intrare, où le rhumatisme provoque indistinctement une hystérie, ou une névroasthénie, ou une chorée. Poursuivez plus loin cette origine et vous serez frappé de voir que le rhumatisme ou le cœur rhumatique présente une alliance intime avec la chorée et une rencontre tout fortuite avec les autres névroses, soit convulsives, soit parétiques, soit psychiques. Voici d'ailleurs, si on ne se contente pas de ceux déjà établis, des chiffres récents des plus péremptoires. Goodall (1891) a réuni 262 chorées (dont 188 filles).

Série première. Sur les 262 il y eut 10-4 récidives.

Chez 65 de ces malades il y eut des complications cardiaques avec souffle systolique àla pointe

20 fois il y avait du [rhumatisme sans lésion cardiaque démontrée.

33 autres cas étaient des cardiaques dont 22 étaient rhumasants.

11 fois la chorée fut suivie de mort par endocardite.

Série deuxième. Sur 231 malades, 71 avaient du rhumatisme dont 16 peu de temps avant la chorée.

En un mot il compte 320 rhumatisants parmi les choréïques (et 34 0(0 de cardiaques).

Meyer (de Berlin) trouve sur 121 choréïques, 11 rhumatisants ou 9 p. c. et 13 chorées cardiaques sans rhumatisme.

Walton et Wikery d'Amérique, de même que les médecins de Montpellier, ne se sont occupés que d'autres questions étiologiques, qui n'ont aucune importance, surtout au point de vue du cœur.

Résumé. Après ces faits nouveaux et graves, qui viennent de tous les pays, excepté de la Salpètrière, et des crèches où tout est bénin, dégénéré, et cependant en voie d'évolution, il n'y a plus qu'à confirmer la tendance actuelle à reconnaître l'origine microbique du rhumatisme et de la lésion cardiaque de la chorée ; c'est là mon opinion déjà ancienne, c'est la doctrine récente des jeunes auteurs (Triboulet).

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