CARDIOPATHIES DES NEURASTÉNIQUES GOUTTEUX
observance du régime, h constater qu'on peut vivre avec 50 gr. de substance azotée, tandis que le chiffre ofliciel édicté par Voit depuis 20 ans, et montant à 120 gram. paraissait irréductible; voilà un premier point acquis.
Peu importe maintenant que le goutteux trouve ses 50 gr. d'azote dans la viande noire ou blanche, dans le poisson ou les végétale œufs, ou bien dans les légumes farineux secs, ou dans les pâtes, le résultat sera exactement et toujours le même, à la condition d'éviter les préparations excitanteset les assaisonnements destinés à forcer l'appétit au risque de surmener l'estomac. Pour échapper à tous les dangers des aliments azotés et excitants, on a proposé de recourir au régime végétarien, surtout si la goutte a provoqué la formation de l'artériosclérose. Or une pareille alimentation ne manque pas de produire les plus graves inconvénients qu'on a signalés récemment en Amérique, et qui ont été nettement formulés par Monin, Raymond en France.
Quoiqu'on fasse, on est toujours obligé d'en arriver à la ration thermo-chimique en calories, c'est-à-dire à 2400 calories cabries. au moins par jour, et pour obtenir ce résultat il est même nécessaire d'insister sur la combinaison d'albuminates et d'hydrates de carbone, plutôt que sur la graisse ; celle-ci épargne moins l'albumine que ne le font les fécules.
L'albumine reste d'ailleurs stagnante chez les goutteux, et il Retard s'en élimine beaucoup moins qu'ils n'en absorbent. Trois obser- y^^l^. vations de Vogel publiées ces jours-ci en témoignent nettement. "^"^'^
On voit, d'après toutes ces données, combien le régime doit l'azote être calculé au point de vue général de la calorimétrie ; com- chSes bien il doit être spécifié selon le genre de malades goutteux, 8°^"^*^^ combien enfin les règles relatives aux rations d'azote doivent être modifiées à l'encontre des formules anti-goutteuses.
Art. IX. — Cardiopathies des neurasthéniques dits arthritiques goutteux.
Les neuro-asthéniques ont fréquemment des sédiments urinaires uriques, et c'est pourquoi les accidents qu'ils éprouvent semblent pouvoir être rapportés à l'arthritisme. On a donc dit en France : bien des névropathes ne sont que des rhumatisants et des goutteux dégénérés (Gullerre) ; en Allemagne les goutteux