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CARDIOPATHIES DES FORTS ET DES FAIBLES

Art. V. — Cardiopathies des forts et des faibles.

Selon les apparences des cardiaques, on n'hésite pas a les traiter comme des pléthoriques,ou commedes anémiques surtout comme des hydrémiques. Dans les premiers temps de la maladie, en général dans les hypertrophies dites idiopathiques, chez les alcooliques, les scléreux et chez les valvulomitraux, on constate comme on dit vulgairement le sang à la tète; dans les états gras, dans les lésions aortiques à toutes les périodes, les malades sont pâles, et sans qu'on trouve chez eux la moindre trace d'anémie; on sait qu'il s'agit ici de l'amoindrissement de la circulation faciale et encéphalique. Chez les chlorotiques ellesmêmes, le poids spécifique du sérum sanguin reste normal, de sorte que dans toutes ces conditions il est impossible d'invoquer l'anémie, l'hypoglobulie.

La conséquence est très simple; le fer estcontr'indiqué et il ne faut pas imiter l'exemple des Anglais qui ont l'habitude d'associer le fer à la digitale. D'une autre part, chez les soi-disant pléthoriques la saignée est toute aussi fâcheuse, et je répudierai d'une manière absolue le procédé moderne des Français, qui reviennent a la saignée des temps antiques. En général ils se bornent à la saignée chez les cardiaques atteints de dyspnée, et chez ceux qui [sont empoisonnés par l'urémie ; mais même dans ces cas je suis plus frappé des considérations théoriquies que des résultats pratiques. Je ne fais d'exception que pour les femmes en couche qui ont les accidents de l'éclampsie, sorte d'urémie spéciale, puerpérale, indépendante de toute maladie du cœur, et même étrangère à l'hypertrophie cardiaque des femmes grosses.

Au résumé les forts et les faibles n'exigent aucun traitement spécial, par la raison bien simple, c'est que les cardiaques ne sont ni l'un ni l'autre, et n'ont le sang ni en excès ni en déchéance.

Art. VI. — Cardiopathies des aliénés.

Voici une note de notre éminent aliéniste Magnan, sur ce sujet.

Il n'existe pas de folie cardiaque, c'est-à-dire une maladie

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