‹ Traité des maladies du cœurChapitre 61 sur 418 · Dilatation transitoire du cœnr droit. — MoU COllègUC · texte numérisé non relu

Dilatation transitoire du cœnr droit. — MoU COllègUC

Potain a jugé ce côté intéressant de la question des dyspnées et des arythmies gastro-cardiaques en admettant queles formes aiguës et chroniques delà dyspepsie retentissent sur le cœur, particulièrement sur le cœur droit, de manière à en déterminer la dilatation passagère, reconnaissableparl'éhirgissement du cœur sans abaissement du cœur, par la faiblesse des battements cardiaques, la prédominance desbruits du cœurdroit sur ceux du cœur gauche, c'esL-à-dire par l'accentuation du deuxième bruit de la base, au foyer d'auscultation de l'artère pulmonaire, par un claquement exagéré, parfois comme métallique des valvules pulmonaires, et à un degré plus avancé, par un véritable bruit de galop ayant son maximum à droite du sternum contrairement au bruit de ga'op gauche provenant de la néphrite interstitielle et situé à gauche. — Enfin, à un degré plus avancé encore, on aurait à la suite de la dilatation droite une insuffisance tricuspide avec bruit de souffle à la pointe, bruitdoux, systolique, se propageant de gauche à droite vers l'appendice xyphoïde, augmenté par l'inspiration forcée, diminué par l'expiration prolongée, et accompagné souvent du soulèvement systolique de la jugulaire. Ces dilatations droites sont passagères ou bien paroxys-

SIGNES EXTRACARDIAQUES.

tiques, et dans ce dernier cas la répétition des accès peut amener riiypcrlrophie du cœur droit; voilà ce qui ressort des recherciies dePotain, et de ses élèves Deslureaux, Barrié, ainsi que des observations de ïessier de Lyon et des expériences de F. Franck qui croit avec Polain, à une action réflexe indirecte partant des filets vagues gastriques, et se réfléchissant par le bulbe sur les filets pulmonaires, lesquels détermineraient la conslriclion des petits vaisseaux des bronches; d'où obstacle à la circulation, augmentation delà tension dans l'artère pulmonaire, et dilatation progressive des cavités droites du cœur. — Tessier atu ibue tout le mécanisme à l'irritation transmise par les filets du sympathique. On voit qu'il y a là un profond désaccord; la physiologie n'a encore rien proposé, ni trouvé à ce sujet. — Mais au nom de la clinique j'accepte ces dilatations cardiaques droites d'origine stomacale, dont je vais fournir l'interprétation la plus en rapport avecles données expérimentales récentes, après avoir parlé des cardiopathies intestinales.

Cardiopathies intestinales. — Par analogie avec les maladies de l'estomac, on a aussi prêté à l'intestin toutes sortes de lésions d'origine cardiaque; je ne connais que les hémorragies, qui proviennent évidemment des oblitérations emboliques des artères mésentériques. Inversement on a, pour compléter le tableau et faire le pendant de l'estomac cardiaque, imaginé des inteslins cardiaques; c'est une pure hypothèse; la clinique n'indique rien de semblable.

§3. — Interprétation des dilatations cardiaques droites

d'origine g^astrique.

On sait seulement un fait expérimental intéressant qui est relatif aux nerfs splanchniques et qui n'a aucun rapport avec

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