‹ Traité des maladies du cœurChapitre 60 sur 418 · CŒUR GASTRIQUE · texte numérisé non relu

CŒUR GASTRIQUE

pitalions et des arythmies, 2° la syncope et l'algidité, 3" la dyspnée et A" la dilata lion transitoire du cœur droit.

l"Histoî..o des imlpîtatious et des arythmies d'origine gastrique. — Les dyspeptiques accusent souvent des palpitations avec une sensation spéciale d'angoisse et de pesanteur précordiale, souventavec desintermillences, des battements particuliers que les médecins anglais désignent sous le nom de /lulterings, baltements désordonnés et tumultueux avec faiblesse des pulsations et irrégularités du rythme. Ces sensations cardiaques sont surtout fréquentes chez les goutteux qui souffrent souvent de palpitalionsjusqu'à ce que survienne un accès de goutte qui impose silence au cœur. — Scudamore, Holland ont relaté des faits de ce genre où l'on aurait pu croire à une maladie du cœur. - Je me défie néanmoins du cœur des goutteux, de leurs palpitations et de leurarvthmie. Garrod attribue cette pathologie cardiaque à l'uricémie • je 1 attribue le plus souvent à l'état sclérosique des artères! Mais laissons là les arythmies des goutteux, pour ne prendre en considération queles palpitations simples ou arythmiques des dyspeptiques sans uricémie, et cherchons le mécanisme de leurs troubles cardiaques.

J^écanisme des palpitations et des arythmies dWigine gas~

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180 SIGNES extracaudiaqi;f.s.

tique et d'origine vague, c'est là un lait que je crois avoir démontré.— S'il en est ainsi il faut admettre un acte inhibitoire exercé par l'irrilation des filets vagues gastriques sur la moelle allongée, etpar conséquent sur les filets vago-spinaux du cœur. — Il faut compter d'ailleurs avec les intermittences et les irrégularités qui font partie du cortège des palpitations; or cette arythmie ne peut provenir que des défaillances directes du myocarde, ou bien des variations de pression intracardiaque sous l'influence des troubles d'innervation du système ganglionnaire intracardiaque (voir chapitre xxxii, Cœur arythmique).

2. Syncope et aigîdité. — Lcs cxcitations douloureuses, les crampes de l'estomac et de l'intestin peuvent déterminer l'arrêt du cœur, c'est-à-dire la syncope. Ici l'effet est simple ; de l'estomac l'excitation gagne le bulbe, et de là le nerf vago-spinal, qui est un nerf d'arrêt du cœur; elle détermine en même temps l'anxiété, les suffocations. Dans le bulbe se trouve aussi le centre vaso-moteur principal; son excitation réflexe détermine la contraction des vaisseaux périphériques, d'où le refroidissement général, la cyanose, la décomposition des traits du visage, la petitesse du pouls.

3. Dyspnée. — La dyspuéc est un effet tellement fréquent des atonies gastriques, et en même temps tellement précoce, qu'il semble constituer un signe caractéristique de l'atonie gastrique. L'oppression dans la grande majorité des cas doit être un effet mécanique, résultant du refoulement du diaphragme vers la poitrine par l'estomac et les intestins météorisés, remplissant pour ainsi dire la cavité abdominale; cela est si vrai que les purgatifs, les poudres absorbantes Irioraphentaisémentdece phénomène qui estl'uniquepréoc-

cupation des malades. — Mais n'y a-t-il pas une autre .dyspnée dépendant d'une action nerveuse des nerfs vagues gastriques sur les nerfs vagues pulmonaires? Le chemin de

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ces excilalions paraît ici encore nellcrnent tracé; mais comment une excitation directe ou réflexe des nerfs vagues pulmonaires peut-elle exercer une dyspnée sans que le diaphragme soit contracté? On sait que c'est là le premier effet de l'excitation des nerfs vagues; or dans la dyspnée gasirique, c'est le contraire qui a lieu; le diaphragme loin d'être abaissé est toujours refoulé vers la poiti'ine ; ceci juge l:i question en faveur de l'action mécanique des gaz sur le diaphragme. Toutefois il y a peut-être une autre interprétation de cette dyspnée : c'est par l'intervention d'une lésion accidentelle et gastrique du cœur.

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