IV PRÉFACE
Dans mon opinion, les désordres de l'appareil biliaire, que les anciens nommaient obstructions , n’étant qu’un produit de l’irritation hépatique , j’ai dû nécessairement les mettre au nombre des terminaisons ou des caractères anatomiques de cette dernière , et non les ériger en entités morbides particulières , comme Font fait les auteurs modernes qui s’en sont occupés. D’un autre côté , si je me suis borné , pour ainsi dire , à les énoncer, c’est qu’il m’a semblé parfaitement inutile de décrire minutieusement des états du foie dont l’existence n’est jamais bien prouvée qu’après la mort , et qui , fussentils plus faciles à reconnaître , n’en seraient pas moins au-dessus des ressources de Fart.
On ne saurait, certes, refuser à M. Broussais le mérite d’avoir le premier émis des idées vraiment philosophiques sur l’ætiologie de l’hépatite; mais ce médecin célèbre n’a pas, si j’ose m’exprimer ainsi , découvert toute la vérité , car il n’a établi ni laissé entrevoir nulle part dans ses écrits que l’hépatite non traumatique peut provenir d’une péritonite , et cependant il
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est constant que cela arrive assez fréquemment. La théorie que je propose sur les causes de l’inflammation du foie est donc préférable à la sienne ; je crois pouvoir avancer en outre que , de toutes celles qui ont eu pour objet le même point de doctrine, il n’en est aucune qui ait reçu plus de développement , qui ait été exposée avec plus de soin , et qui repose sur des données plus positives.
Je Centrerai pas dans de plus longs détails sur cet article. Ce que je viens de dire suffit pour en indiquer la distribution , et faire connaître la manière dont j’y considère l’irritation hépatique. Quant à ceux qui suivent, ils sont loin sans doute d’offrir autant d’intérêt ; mais tous
ont une étendue convenable , plusieurs sont en-
tièrement neufs, et, si je ne me trompe, j’ai réussi à jeter quelques lumières sur la plupart des sujets qu’on y traite.
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