HÉPATIQUES
Après l’étude que nous venons de faire des altérations des tissus épithéliaux et conjonctifs du foie, il y a lieu d’entreprendre celle des désordres propres aux vaisseaux de cette glande; or, ces vaisseaux étant de deux ordres : artériels et veineux, la division qui convient à cette nouvelle étude se trouve naturellement tracée. Nous passerons successivement en revue : les affections de l’artère hépatique, puis celles de la veine porte et des veines sus-hépatiques; nous terminerons par les désordres hypérémiques d’origine stasique.
Art. I. — Angiopathies artérielles.
L’artère hépatique, le seul vaisseau qui distribue au foie le sang rouge, exerce forcément, lorsqu’il vient à s’altérer, une influence fâcheuse sur la nutrition et le fonctionnement de cet organe, aussi les désordres qu’il présente ont-ils presque toujours les conséquences les plus graves.
Les malformations de l’artère hépatique sont relativement rares, malgré le cas d’anomalie des branches du tronc cœliaque avec duplicité de l'artère hépatique rapporté par Dupuis et Barnay1. L’absence par défaut ou par obstruction congénitale de ce vaisseau n’est démontrée par aucun fait à nous connu, mais on conçoit qu’elle soit possible.
Les altérations de l’artère hépatique, sans être communes, se rencontrent dans un certain nombre de cas et ne diffèrent pas de
1. Dupuis et Barnay, Anomalie des branches du tronc cœliaque [Lyon méd. 1814, XV 499).
celles du système artériel en général. Elles comprennent : Y ar térite circonscrite et Y artérite en plaques avec leurs conséquences, l’oblitération et l’anévrysme; Yartérite généralisée , les désordres trophiques du foie et les hémorrhagies qui lui font cortège, puis la dégénérescence amyloïde ou leucomatose, et enfin les thromboses et les embolies de l’artère hépatique.
§ I. — ARTÉRITE CIRCONSCRITE ET ARTÉRITE EN PLAQUES.