‹ Traité des maladies du fond de l'oeilChapitre 9 sur 40 · DES MILIEUX RÉFRINGENTS DE L'OEIL · texte numérisé non relu

DES MILIEUX RÉFRINGENTS DE L'OEIL

Tout examen ophthalmoscopique consciencieux doit commencer par l'exploration des milieux de l'oeil. Nous débuterons donc par l'exposé de cette partie de l'examen du fond de l'œil. Nous avons à cœur d'insister sur la nécessité absolue de procéder à cet examen avec un miroir à faible éclairage. Les instruments qui servent le mieux à cet objet sont: l'ophthalmoscope à trois plaques de M. Helmiioltz que M. En. de.Iaeger, en le modifiant, a incorporé au sien, et le miroir plan de Coccius. S'agit-il d'opacités très-fines des milieux, elles sont noyées en quelque sorte dans la quantité de lumière réfléchie qu'on reçoit en employant un oplithalmoscope à éclairage intense, tel qu'nn miroir concave.

La teinte noirâtre que présentent ordinairement les opacités des milieux, tient à l'exclusion d'une certaine quantité de rayons lumineux, et pour ainsi dire, à une action de contraste. Ce n'est que lorsque l'opacité occupe quelque étendue et présente une épaisseur telle qu'elle puisse refléter elle-même une partie de la lumière envoyée par le miroir qu'il devient possible de juger de sa coloration propre. On rencontre même des opacités, comme cela a lieu pour les cristaux de cholestérine, qui peuvent réfléchir la lumière avec beaucoup d'éclat.

Nous avons dit que l'exploration des milieux de l'œil devait, de toute nécessité, précéder celle du fond de cet organe ; cela est indispensable, en effet, non-seulement pour constater la présence d'opacités, leur siège et leur étendue, mais aussi pour contrôler l'influence qu'un défaut de transparence peut exercer sur l'image du fond de l'œil, et afin de ne pas croire, comme cela arrive si facilement, à un trouble nuageux de la rétine, lorsque de très-fines opacités occupent une partie plus ou moins considérable du corps vitré. Nous ne pouvons évidemment pas, dans un traité des maladies du fond de l'œil, passer en revue les opacités nombreuses qui peuvent siéger dans les différents milieux, tels que la cornée, l'humeur aqueuse, le cristallin et le corps vitré. Seul, ce dernier fixera quelque temps notre attention. Quant aux opacités des autres milieux réfringents, elles ne seront envisagées ici qu'au point de vue du diagnostic différentiel de leur siège.

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