‹ Traité des maladies du rectumChapitre 2 sur 43 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

intéressants sur les rétrécissements du rectum, sur les indications et le mode d’exécution de la colotomie lombaire, tant dans ces derniers que dans les cas de cancer. A tous ces points de vue, il m’a semblé que la traduction projetée par M. H. Bergeron serait des plus utiles, et je lui ai donné le conseil de l’entreprendre.

Mais je l’ai engagé en même temps à compléter l’ouvrage par des notes additionnelles dont il trouverait l’inspiration dans la chirurgie française. M. Curling, à l’exemple de la plupart des auteurs anglais, ne tient pas suffisamment compte de l’opinion des autres. 11 écrit ses observations et ses impressions ])ersonnelles qui sont des plus précieuses, parce qu'il est clinicien consommé; mais il ne se préoccupe pas assez de savoir dans quelle mesuré ce qu’il a vu et fait est en rapport ou en contradiction avec ce qu’ont pu voir et faire d’autres chirurgiens, notamment en dehors de son pays. Cette remarque frappera certainement les lecteurs français, lorsqu’ils arriveront aux chapitres de la fissure (ulcération intolérante de M. Curling), de la constriction sphinctérienne, de la rétention stercorale. Ils s'étonneront de ne pas trouver plus de développements sur le traitement de ces maladies par la dilatation anale, que, depuis les indications données par Récamier et Monod père, nous employons journellement en France, au grand avantage de nos malades. On regrettera aussi de ne pas trouver une description plus précise des cliancres de l’anus et du rôle qu’ils jouent dans la production des rétrécissements.

Heureusement, ces quelques lacunes sont comblées

rRÉFACE.

Tll

parles noies que M. H. Bergeron a pu ajouter avec la justesse d'esprit et la compétence que lui donne la solidité de son instruction chirurgicale. De cette façon, le lecteur aura sous les yeux un tableau complet de la chirurgie anglaise et de la chirurgie française sur les maladies délicates et difficiles à l’étude desquelles M. Curling a apporté une si minutieuse attention.

Je ne puis donc, en terminant, que féliciter M. H. Bergeron, et lui prédire que sa traduction aura le succès qui attend les œuvres utiles et consciencieuses.

Paris, 18 novembre 1882

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