‹ Traité des maladies du rectumChapitre 25 sur 43 · TUMEUR VILLEUSE DU RECTUM · texte numérisé non relu

TUMEUR VILLEUSE DU RECTUM

des cylindres creux, revêtus d’une couche d épithélium dont les cellules libres étaient cylindriques. Sa structure élémentaire ressemblait tout à fait à celle du polype muqueux. La tumeur villeuse esi bénigne et n’a pas de tendance à récidiver, quand elle a été une fois enlevée. Son symjDtôme principal, aussi bien dans le rectum que dans la vessie, est une tendance a saigner très facilement. Cette maladie ne survient guère que chez les adultes, où elle est encore une affection rare. Quand elle sort de l’anus, elle se montre sous la forme de tumeur saillante, d’un rouge foncé et d’un aspect caractéristique.

Monsieur Lyme a décrit deux cas de polype muqueux du rectum qui saignaient facilement et qui n’étaient, je pense, que des tumeurs villeuses. Il raconte qu’il a enlevé, chez un malade de l’hôpital, une tumeur de la grosseur d’une orange qui avait épuisé le malade, à la suite de nombreuses hémorrhagies. Dans l’autre cas, il ne découvrit la maladie qu’à cause des hémorrhagies abondantes, et il lia la tumeur dans l’intérieur du rectum. La tumeur villeuse n’a généralement pas de pédicule, elle a été surtout décrite par M. Quain, sous la dénomination de « tumeur pédiculée saignante du rectum » ; mais, comme elles ont une grande analogie avec les tumeurs de la vessie dites tumeurs villeuses, je préfère cette dernière dénomination. M. Quain l’a rencontrée deux fois chez les femmes, l’une adulte, l’autre âgée de 68 ans.

La plus volumineuse tumeur de cette espèce, que j’aie jamais trouvée, appartenait à un homme adulte, malade à l’hôpital Saint-Marc, où elle me fut montrée par M. Gowlland. Cette tumeur était fixée à la partie inférieure i du rectum par une large base et sortait au moment des selles. Elle existait depuis plusieurs années. Elle put être

FISTULE DE l’anUS.

excisée avec succès; c’est celle dont nous avons parlé comme ayant été examinée par le D'' A. Clarck.

L’iiémorrliagie dont la tumeur villeuse est généralement le siège, le suintement auquel elle donne lieu, rendent son ablation indispensable. Si la tumeur peut être liée, on applique une ligature à sa base, ce qui est le mieux, car il serait fort difficile d’arrêter l’bémorrliagie après une excision simple. Si on ne peut passer de ligature autour de la tumeur, on applique à sa base une pince formant cl amp.

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