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INFLAMMATIONS DU CORDON

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oblitéré, qui est tout disposé à s'enflammer. La présence d'une paroi fibreuse, mince, mais organisée, qu'on a rencontrée dans ces cas, indique bien la présence antérieure d'un canal virtuel qui se remplit brusquement.

C'est avec la hernie étranglée ou enflammée que cette affection aiguë a été le plus souvent confondue ; mais il est difficile d'en indiquer les caractères différentiels.

3. Inflammation phleç^moneuse. — Il est très rare que l'inflammation phlegmoneuse ne succède pas à une plaie accidentelle ou chirurgicale.

A la suite de la castration, le fait peut se produire, et nous en trouvons plusieurs exemples dans la thèse récente de M. le D"" Cousin (1). Il était même fréquent alors qu'on ne prenait pas les précautions antiseptiques qui sont aujourd'hui de rigueur. Ce phlegmon se termine souvent par résolution, mais il donne quelquefois naissance à de petits abcès disséminés dans le tissu cellulaire et enkystés par ce tissu devenu rouge, violacé, épais et induré.

Nous avons recueilli un exemple de cette inflammation, à l'hôpital de la Pitié, chez un chiffonnier qui avait reçu quelques jours auparavant un coup de couteau dans la région du cordon. La plaie avait été abandonnée à elle-même ou pansée avec une pommade quelconque. Une inflammation subaiguë se déclara et le malade mourut d'infection purulente. II était antérieurement très cachectique.

En étudiant l'épididymite blennorrhagique, nous avons fait remarquer que souvent le cordon était envahi par la même affection qui s'étend le long du canal déférent. Cette inflammation qui se propage des parois du canal déférent au tissu cellulaire environnant et constitue la funiculite concomitante, est un épiphénomène ; comme elle se confond avec l'épididymite, nous ne la décrirons pas ici.

Mais il existe des cas assez rares, dans lesquels cette inflammation se trouve isolée au niveau du cordon lui-même, sans atteindre l'épididyme; cette localisation peut faire errer sur le diagnostic de la cause.

Gosselin (2) rapporte un exemple de cette variété. Il s'agissait d'une inflammation du canal déférent limitée à cet organe, avec induration inflammatoire du tissu cellulaire qui l'entourait, sans atteindre l'épididyme. La maladie eut la même terminaison et la même marche qu'une épididymite.

(1) Des inflammations en masse du cordon spermatique. Th. Paris, 1887.

(2) Clinique chir. de la Charité, t. II, p. 3G9.

Une autre observation du même auteur (1) est aussi intéressante, car elle nous montre une inflammation du canal déférent à son origine, se propageant au péritoine avant d atteindre la partie extérieure du cordon. Les phénomènes de péritonite qui se montrèrent au début étaient restés inexpliqués avant l'apparition de l'épididymite. Un fait analogue est signalé par Bergh (2).

Ces péritonites par propagation avaient été déjà décrites par Peter (3) et par Godard (4); ordinairement elles sont assez graves.

Un chirurgien allemand, Nedmnan, a publié dernièrement un travail sur ce sujet. Il rapporte quelques exemples d'inflammation du canal déférent localisée à ses portions pelvienne et inguinale.

Ce même auteur prétend avoir noté 16 fois, sur 100 cas d'épididymite, une inflammation très nette de la portion pelvienne. Ordinairement celle-ci complique l'afl'ection de la partie inguinale et funiculaire. Mais dans trois cas la portion pelvienne était seule atteinte. Par le toucher rectal, il est facile de constater l'induration du canal vers sa portion terminale, qui a alors le volume d'une grosse plume de corbeau ; il devient dur et douloureux à la pression.

Enfin une autre localisation bizarre de l'inflammation a été signalée par Gosselin (5).

11 s'agit d'un homme de dix-neuf ans, qui trois semaines après le début d'une blennorrhagie, présenta au côté externe de l'épididyme, une petite tumeur inflammatoire, ayant la forme d'un cordon dur, de 13 millimètres de hauteur et se terminant par un renflement. Cette partie indurée était très douloureuse. Le testicule et l'épididyme étaient intacts. Gosselin, qui avait observé quelques années auparavant un fait semblable, n'hésita pas à localiser cette inflammation dans le vas aherrans de Haller.

Quand ce petit corps existe, il est formé de canaux tortueux communiquant avec le canal déférent, ainsi que le démontrent les injections de mercure. Il n'est donc pas étonnant que l'inflammation de la muqueuse déférentielle se propage à ces canaux et s'y localise. Cette lésion se comporte comme une épididymite ordinaire et se termine rapidement par la résolution.

On peut encore signaler parmi les inflammations du cordon, le uaricocèle enflammé, que nous étudierons plus loin.

(1) Gosselin, loc. cit., p. .364.

(2) Cas d'inflammation bien, du cordon sans tumeur du testicule (Hosp. Tid. , 1 S68), p. 193.

(3) Union ynédic, 1856.

(4) Gaz. méd., 1856.

'ô) Loc cit., p. 379.

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