‹ Traité des maladies du testicule et de ses annexesChapitre 26 sur 126 · CORPS ÉTRANGERS. — SYMPTOMES ET TRAITEMENT · texte numérisé non relu

CORPS ÉTRANGERS. — SYMPTOMES ET TRAITEMENT

L'analogie, au point de vue de la structure, entre ces diverses productions est trop frappante, pour que l'on ne puisse leur attribuer à toutes une origine, une marche et des conséquences communes.

Symptômes et traitement. — Les corps étrangers de la vaginale ont une symptomatologie à peu près nulle, et ne sont, le plus souvent, constatés qu'à l'autopsie.

Tantôt masqués par une hydrocèle concomitante, tantôt logés dans des cryptes ou des dépressions qui les dissimulent, le plus souvent trop peu volumineux pour être sentis à travers le scrotum, ils passent, sur le vivant, ordinairement inaperçus.

On comprend cependant que, dans les cas exceptionnels où ils atteignent un volume notable, ils puissent être reconnus par la palpation.

Chassaignac a rapporté un fait de ce genre, partout reproduit. C'était chez un vieillard de soixante-dix ans, atteint d'hydrocèle. Le malade fut présenté à la Société de chirurgie, avant toute intervention. On sentait à travers le scrotum « un corps flottant d'une dureté pierreuse, ayant le volume d'une noisette, mais avec des formes anguleuses et comme cubiques. » L'hydrocèle fut opérée par incision. On put, par ce moyen, extraire de la vaginale un corps d'aspect cartilagineux, qui avait le volume et la forme d'une grosse noisette, un peu aplatie sur les côtés; il donnait au toucher la sensation d'une fluctuation profonde ; à, son centre, on découvrit deux noyaux calcaires parfaitement arrondis (1).

La structure de ce corps, conforme à ce qui a été dit plus haut, fut déterminée par Follin et par Lebert. Ce dernier l'a décrit et figuré dans son Traité d'anatomie pathologique (2).

Dans un cas semblable, ou dans celui, plus rare encore, où le corps étranger s'accompagne de phénomènes douloureux, dont la cause peut être réellement rapportée à sa présence, on n'hésitera pas, à l'exemple de Chassaignac, à proposer au malade une opération radicale.

L'incision, faite avec les précautions qui sont aujourd'hui d'usage, sera sans danger.

(I) Chassaignac iE.),Bullet. de la Soc. de chii-urg le, ISbl, l"^ série, t. II, p. 484 et 48.'». {2,1 Lebert (H.), Traité d'anal, pathol. gêner . el spéciale, Paris, 1857, in-lol., t.I, p. 175 et Atlas, t. I, pl. XXIV, fig. 7 à 12.

Vag^lnalite aiguë.

Velpeau (A.), article Hydrocèle aiguë, in Dict. de Méd. (en 30 vol.), 2*" édil. Paris, 1837, l. XV, p. 444, et Nouv. éléments de méd. opératoire, 2" éd. Paris, 1839, in-8°, t. IV, p. 245.

GossELiN (L.), Recherches sur l'épaississement pseudo-membraneux de la tunique

vaginale, etc.. (Voir BIbl. hématocèle, 1851). — Terminaisons insolites de l'orchite et de la vaginalite, in Clinique chirurgicale

de l'hôpital de la Charité. 3" édit., Paris, 1879, in-8°, t. II, p. C30, 91^ leçon,

et Le Praticien, 1879, t. II, p. 176.

Zeissl (H.), Periorchitis]idiopathica circumscripta serosa et suppurativa, in Wien

med. Presse. Vienne, 1866, n" 44.

BoucAUD, Note sur deux cas d' hydrocèle aiguë, in Lyon médical, 1872, p. 171, 183. Zapata (R.), Des épanchements de la tunique vaginale dans l'orchite hlennorrha-

gique. Thèse de Paris, 1874, n" 298.

Valnot (P.), De la vaginalite suppurée. Thèse de Paris, 1876, n° 170. Clugnet (J. a.). Études sur la vaginalite aiguë. Thèse de Paris, 1878, n° 270. TixiER (P.), Des complications après la ponction de l'hydrocèle suivie de l'injection

iodée et de la vaginalite suppurée en particulier. Thèse de Paris, 1878, n" 99. Terrillon (O.) et Schwartz (E.), Contribution expérimentale à l'étude de la pathogénie de la vaginalite, in Gaz. méd. de Paris, 1879, p. 420. Bond (G.-J.), Acute hydrocèle; pleurisy and pericarditis ; death; necropsy;

remarks, in The Lancet, Londres, 1885, t. I, p. 748.

Hydrocèle vag'inale commune.

rt. EN GÉNÉRAL.

Divers.

Paré (Âmbroise), Œuvres complètes. Édit. Malgaigne. Paris, 1840, in-8'', 6" livre, t. I, p. 145 (De la hargne aqueuse).

Heister (L.), Dissertatio de hydrocèle. Helmstadt, 1744, in-4°.

DocGLAss (J.), Treatise on the hydrocèle. Londres, 1753, in-S".

Bertrand! (Ambr.), De hydrocèle, in Mém. de l'Acad. Roy. de Chir. Paris, 1757, édit. in-4», t. III, p. 83.

PoTT (P.j, Practical remarks on the hydrocèle, or watery rupture, and other diseases of the testicles. Londres, 1762, in-S".

Petit (J.-L.), Traité des maladies chirurgicales et des opérations qui leur conviennent. Paris, 1774, petit in-8'', t. II, p. 480 (Des opérations qui se pratiquent aux bourses et aux testicules. Art. 1", De l' Hydrocèle).

Imbert-Delonnes (A.-B.), Traité de l'hydrocèle, cure radicale de cette maladie, et traitement de plusieurs autres qui attaquent les parties de la génération de l'homme. Paris, 1785, in-8'^.

Bell (B.), Treatise on the hydrocèle, on sarcocele, on cancer, and other diseases of the testes. Edimbourg, 1794, in-8°.

Larrey (D.), Mémoire sur l'hydrocèle, m Mém. de chir. mil. , Paris, 1 81 7, t. III, p. 408.

BoYER (A.), article Hydrocèle, in Dict. des sciences médicales (en 60 vol.). Paris, 1818, t. XXII,p. 192.

Page 1