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Carcinome

On peut considérer aujourd'hui comme établi que la plupart des tumeurs du testicule, d'une constitution suffisamment simple pour ne pas être rangées parmi les tumeurs mixtes, sont construites sur le type de l'épithélioma atypique (carcinome), à forme diffuse le plus souvent, avec stroma embryonnaire et très grêle, parfois avec stroma fibreux.

Ces carcinomes sont, du moins, beaucoup plus fréquents que les sarcomes, avec lesquels ils ont été souvent confondus. (V. Sarcome.)

Malgré la rareté relative du carcinome à stroma fibreux, c'est cependant la variété dure ou squirrheuse que nous prendrons pour type, dans l'étude qui va suivre. La structure, en effet, en est simple et donne une idée nette de la lésion.

Il sera facile de rattacher à la description que nous en donnerons les diverses autres formes qui se peuvent rencontrer.

Formes simples. — Nous décrirons sous ce nom le carcinome fibreux ou squirrhe, le carcinome mou ou médullaire et le carcinome réticulé.

a. Carcinome fibreux. Squirrhe. — Le carcinome dur ou fibreux, dit aussi par quelques auteurs carcinome simple, mérite bien, dans certains cas, ce dernier nom. Il se présente alors avec les caractères bien connus du carcinome alvéolaire classique, se réduisant à ces deux termes : stroma conjonctif circonscrivant des espaces cavitaires ou alvéoles; grandes cellules épithéliales contenues dans ces alvéoles.

Stroma. — Le stroma est plus ou moins dense suivant l'âge du mal. Au début il est nettement fibrillaire et l'on y distingue, en colorant les préparations, les éléments cellulaires du tissu conjonctif. Il tend plus tard à devenir de plus en plus fibreux et de moins en moins riche en cellules. Cette évolution s'accuse cliniquement par la dureté de la tumeur et le retrait de la masse.

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On a justement comparé ce processus à la sclérose qui envahit certains organes parenchymateux.

La trame du squirrhe peut donc être considérée comme formée par destrabécules conjonctives, parfois très épaisses, qui traversent, en tous sens, le tissu de la tumeur.

Cellules. — C'est dans les mailles de ce stroma que l'on rencontre les cellules dites cancéreuses, de formation nouvelle, et parfois des débris de la glande elle-même.

Les cellules sont ordinairement volumineuses, rondes et polygonales, à gros noyau, à protoplasma clair et granuleux, de formes et de dimensions très variables ; ayant tous les caractères des cellules épithélioïdes du carcinome. Elles rappellent souvent par leur

Fig. 65. — Cancer du testicule, alvéoles remplies de cellules épithéliales et stroma fibreux (d'après Rocher; figure schématique).

aspect les cellules épithéliales qui normalement tapissent les canalicules séminifères. Cette ressemblance donne à penser que le carcinome a bien pu prendre son point de départ, comme on l'a soutenu, dans l'intérieur de la glande; nous verrons qu'il y a, en faveur de cette opinion, d'autres arguments et de plus probants. :

Ces éléments cellulaires sont d'autant plus abondants que la tumeur est plus jeune. Plus tard on les retrouve plus rares, emprisonnés et comme étouffés dans les étroits alvéoles que le tissu fibreux circonscrit de toutes parts.

Ce n'est qu'exceptionnellement que l'on découvre encore des traces du tissu glandulaire normal. Nepveu signale cependant dans quelques cas l'existence, à la périphérie, de quelques tubes séminifères atro-

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