‹ Traité des maladies épidémiquesChapitre 113 sur 175 · M (M — CO · texte numérisé non relu

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DIC I.A KllOVUIi TYPHOÏDE 353

France. Ce dernier trait est nettement mis en relief dans le graphique ci-aprôs, empruuté également à M. Brouardel. (V. fig. 16, p. 354.)

A part la Normandie, qui constitue la zone géographique où la population civile est la plus atteinte, tandis que son rang dans la statistique militaire est loin d'ôtre aussi mauvais, et Paris, où l'armée est beaucoup plus éprouvée que la population civile, les variations d'une région à l'autre sont sensiblement parallèles dans les deux groupes de population.

L'histoire de la dothiénentérie dans l'armée peut donc nous donner une idée suffisamment exacte de son degré d'endémicité dans les diiïérentes régions de notre territoire. Elle nous apprend que les villes les plus éprouvées par elle ont été jusque dans ces derniers temps Le Mans, Aix, Narbouue, Marseille, Amiens, Poitiers, Montpellier, Niort, où la mortalité a oscillé entre 40 et 60 pour 10,000 hommes d'effectif; et Carcassonne, Troyes, Toulon, Brest, Angoulême, Perpignan, Caen, Béziers, où elle a atteint et dépassé souvent 60 pour 10,000.

Il serait certes intéressant de savoir s'il est des localités où cette endémicité s'est améliorée ou aggravée au cours des temps. M. Brouardel a essayé de résoudre ce problème dans le travail auquel sont empruntés tous ces renseignements'. Pour y arriver, il a tout d'abord désigné arbitrairement la mortalité typhoïde par des classes , au nombre de quatre.

Dans la l""" classe, il a rangé les garnisons dont la mortalité par fièvre

typhoïde a été, pendant la période de 187S2-1888, de 0 à 19 p. 10,000 h.

Dans la classe, celles dont la mortalité a été

de 20 à 39 p. 10,000 h.

Dans la 3" classe, celles dont la mortalité a été

de 40 à 59 p. 10,000 h.

Dans la 4'^ classe, celles dont la mortalité s'est

élevée au-dessus de ... . 60 p. 10,000 h.

Puis il a divisé l'intervalle de 17 ans envisagé en périodes quinquennales 1872 à 1876, 1877 à 1881, 1882 à 1886; et enfin, il a fait la moyenne, après avoir additionné aux chilïres correspondant à ces trois phases, ceux fournis par les années 1887 et 1888. Par ces artifices de calcul, cet habile observateur a pu s'assurer que, d'une façon générale, les oscillations quinquen-

^ Les documents utilisés par M. Biiouahdel pour la population civile portent seulement sur la période 1880-1888, et ne concernent que 188 villes de plus de 10.000 habitants, les autres n'ayant point tourni de renseignements. Leur insufiisance rend d'autant plus précieuses nos statistiques militaires qui embrassent, dix-sept années, et se rapportent à toute l'étenckie du territoire.

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uales se sout ellectuées dans uu sens favorable, notamment clans quelques villes dont la situation s'est modifiée de la façon la plus heureuse.

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