‹ Traité des maladies épidémiquesChapitre 151 sur 175 · I. — Influence des saisons · texte numérisé non relu

I. — Influence des saisons

Dans les milieux où le typhus est endémique ou se montre souvent à l'état épidémique, sa fréquence est tributaire, dans une certaine mesure, de l'action des saisons. Les diverses épidémies de Toulon ont presque toutes commencé l'hiver ou pendant le printemps. L'épidémie de Crimée s'est développée pendant la saison froide. Apparue en décembre 4854, elle a cessé pendant l'été, pour reprendre avec une énergie nouvelle pendant l'hiver 185S-56.

De cent quarante-sept épidémies qui ont régné sous les latitudes tempérées ou froides des deux hémisphères Est et Ouest, et dont l'époque de l'apparition et la durée de l'évolution ont été notées, trente ont présenté leur acmé au printemps, vingt-huit en hiver et au printemps, vingt et une au printemps et en été, dix-neuf en été et en automne, dix-huit eu automne, dix-sept en été et quatorze en automne et en hiver.

Ces chiffres, consignés dans les tableaux de Hmscu, sont d'accord avec ceux qui concernent le typhus de la Grande-Bretagne, ainsi qu'avec les observations de Behse à Dorpat, de Marroin à Constantinople, de Tom- MAsiE à Naples, qui tous rapportent à l'hiver et au printemps la prédominance et le maximum de fréquence de la maladie.

Il est permis d'attribuer, à l'exemple de F. Jacquot et de Barallier, la prédilection du typhus pour les saisons froides et humides à ce qu'elles sont peu propices à la vie au grand air et à ce que, entraînant souvent l'emcombrement et l'insuffisance des habitations, elles créent les conditions les plus favorables à sa genèse et à son expansion. Toutefois, l'histoire générale des épidémies nous enseigne que la saison et les influences météoriques n'exercent aucune influence décisive sur leur développement ni sur leur expansion, et que les excès de la température, de l'humidité ou de tout autre agent atmosphérique ne favorisent ni n'entravent leur naissance ou leur décours.

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