‹ Traité des maladies épidémiquesChapitre 41 sur 175 · Lasègue. — Traité des angines, p · texte numérisé non relu

Lasègue. — Traité des angines, p

28. Ha.not. — Angine streplococcienne, fusée purulente rétro-pharxjng., etc. (Bull, et

Mém. de la Soc. méd. des hôpit., no 16, 1891, p. 232.) Fr.enkel. — Ueber septische Infect, in Gefolge von Erkrank. der Rachenorg. (Zeitschr. f. Klin, med., 1887, XIII.)

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DUS MALADIES DITES SAISONNIÈRES

— DES MALADIES CATARRHALES DE l'éïÉ De la diarrhée.

Tandis que les catarrhes de l'hiver attaquent surtout les surfaces pharyngée et bronchique, ceux de l'été se fixent plus spécialement sur la muqueuse sous-diaphragmatique. Ils se résument dans la diarrhée, la seule des atïections estivales qui continue à être toujours rapportée aux influences atmosphériques, la seule par conséquent que nous ayons à envisager dans ce paragraphe.

C'est dans les grandes agglomérations d'individus unis par la similitude de l'âge et dès conditions sociales que sa genèse et sa signification se précisent le mieux.

Elle est l'indisposition la plus commune, et en apparence la plus bénigne de l'armée. Elle mérite cependant toute attention, car loin de diminuer comme la bronchite ou l'angine, lorsque le soldat quitte la garnison pour vivre au milieu des camps, ou pour affronter les fatigues de la guerre, elle multiplie ses atteintes et devient alors la maladie dominante, le fond pathologique sur lequel se greffent tous les autres processus morbides. Elle s'est à ce titre imposée de tout temps aux préoccupations du médecin militaire, et même à ses spéculations théoriqu es Broussais a été médecin des grandes armées du commencement du siècle, et peut-être les impressions qu'il a rapportées de ce vaste théâtre d'observation n'ont-elles pas été étrangères à ses généralisations et à la prépondérance pathologique qu'il a donnée dans son système à la gastro-entérite (1).

La diarrhée règne communément en été, comme la bronchite en hiver. D'où l'opinion qu'elle relève de la chaleur, des variations diurnes du nycthémère, de l'exposition du corps couvert de sueurs à la fraîcheur, de l'ingestion d'eau glacée, enfin de l'abus des fruits et surtout des fruits non mûrs.

Mais l'épidémiologie de cette affection témoigne formellement de l'insuffisance de ces différents facteurs étiologiques, notamment de celle de la chaleur, pourtant si universellement incriminée.

Prédominante sans doute dans les mois les plus chauds, notamment en août, la diarrhée appartient cependant à toutes les époques de l'année : dans l'armée, elle, se maintient parfois à un niveau assez élevé

DES PHLEGMASIES CATARRIIALES SAISONNIÈRES

dans le quatrième trimestre, et redevient souvent ôpidémique à l'arrivée du contingent (2).

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