CHAPITRE II DES PYREXIES SAISONNIÈRES
Il existe, à côté de la grande endémie de nos pays, la fièvre typhoïde, des pyrexies légères qui se terminent presque toujours d'une manière favorable dans le premier ou le deuxième septénaire, qui sont pour la thérapeutique l'occasion de succès faciles, mais que la nosographie n'est pas encore parvenue à classer d'une manière définitive. Indécises dans leurs caractères cliniques et étiologiques, manquant en raison de leur terminaison généralement heureuse de la détermination anatomo-pathologique, elles sont restées en dehors des progrès de la nosographie et ont continué à être rapportées comme les catarrhes aux perturbations atmosphériques ou aux vices du régime.
Nous croyons que ces pyrexies ne relèvent que très indirectement des météores. D'essence très variable au fond, elles nous paraissent devoir être attribuées à des causes spécifiques et distinctes. Nous nous bornerons à résumer ici les arguments produits en faveur de cette thèse renvoyant pour plus de détails au chapitre des fièvres cUmatériques de notre Traité des maladies des pays chauds où cette question a reçu les développements qu'elle comporte.
Les fièvres généralement rapportées aux météores figurent dans nos nomenclatures sous trois dénominations distinctes, fondées simplement sur la durée ou les caractères dominants de l'appareil symptomatique. C'est ce qui fait qu'en théorie comme en pratique, leur séparation ne laisse pas que d'être passablement artificielle. Ce sont :
1° La fièvre éfhémère, pyrexie remarquable par la soudaineté de l'invasion, la violence des symptômes, la brièveté de la durée, et enfin la rapidité du déclin.
2° La fûvre hermétique, d'une durée un peu plus longue que la précé-
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dente, dont elle diffère surtout par l'apparition d'une éruption d'herpès sur différents points du corps. ^ 30 Enfin la fièvre synoqne ou gastrique, ou réniitlente gastrique, ainsi appelée en raison de la prédominance des troubles gastro-intestmaux; sous les latitudes chaudes, elle est décrite sous les noms de fièvre bilieuse simple, de fièvre inflammatoire. C'est assurément la moins nettement définie du groupe, celle qui impose le plus de difficulté au diagnostic nosographique.