QUATRIÈME TRIMESTRE
n"" I"» Pendanl l'année 1875 il n'esl pas une
grande „|,e, s„,t d'Angleterre, soit de France, où la mortalité r^ai atteint son maximum pendant le premier trimestre de l'année
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LEON Colin. Malad. épidém. 27
Quant aux exceptions, nous verrons qu'elles dépendent surtout de conditions de latitude ou d'insalubrité spéciale que nous signalerons dans la suite de cette étude.
§ III. - IMPOETANCE DE LA CONNAISSANCE DU UÔLE PATHOGÉNIQUE DES SAISONS.
L'action morbifique des saisons est, on le voit, une des inlluences palhogéniques les plus considérables dans leur action, surtout si aux affections qui en sont le résultat exclusif, on joint celles qui en subissent l'impression à un titre quelconque. Oublier ces influences, c'est commettre une coupable négligence, non-seulement au pomt de vue du diagnostic des maladies, mais au point de vue de l'hygiène et de la médecine publique.
Lorsqu'une maladie, habituellement liée à l'une des saisons de l'année, vient apparaître en une saison complètement opposée, il est naturel de ne plus en demander compte aux simples influences atmosphériques , puisque ces influences sont tout autres alors que celles qui produisent ordinairement le mal.
Que la dysenterie, par exemple, apparaisse au printemps ou en hiver il y a tout lieu de croire qu'elle se développe alors, non^plus comme en été, par le fait d'un simple refroidissement après ;Une période de chaleur plus ou moins longue, mais par 1 action d .ïne cause infectieuse ou bromatologique. ^ . .„ .
Que le choléra, au lieu de faire explosion au mois de juillet ou d'août, apparaisse au mois de janvier ou de février, on songera moins à une affection saisonnière qu'à une imminence de cho éra asiatique, ou à l'existence de conditions accidentelles d'intoxication alimentaire. Que la flèvre typhoïde enfin éclate avec intensité en une saison qui n'est pas celle de ses recrudescences ordmaires, qu'eu naisse en hiver ou au printemps, ce déplacement saisonnier semble prouver qu'une influence exceptionnelle est venue favoriser l'éclosion de l'épidémie en dehors du temps opportun, et celte influence, on a quelque chance de la saisir.
11 est indispensable que les médecins responsables de g'^nds ser vices publics, que ceux-là surtout qui sont attachés aux groupes de la population les plus exposés aux influences météorologiques, comme L médecins militaires, sachent reconnaître ces rapportsdes ma adi avec les saisons. 11 faut qu'ils le sachent surtout pour apprécier à leu iuste valeur certaines épidémies dont l'autorité pourra s'émouvo r ile m sure, et dont, eux, sauront affirmer la bénigmt et le c.r ^ tère transitoire. Il faut qu'ils le sachent pour indiquer 1- époqu^ où il sera le moins dangereux, dans tel ou tel pays, dentier en
ÉVOLUTION ANNUELLE DES ÉPIDÉMIES. 4^9 campagne, celui où il sera urgent de suspendre les mouvements de troupes, et de chercher l'abri des villes de garnison.
Nous avons dit ailleurs (1) combien avait été utile la connaissance des limites saisonnières dans lesquelles se restreignent tant d affections propres aux soldats; les préceptes qu'y avait puisés Lésar lui-même pour déterminer l'époque et la durée des campagnes qu'il entreprenait dans les Gaules.
Les observations recueillies, au siècle dernier, par Pringle, dans 1 armée anglaise, pendant la guerre de Sept ans, démontrent qu'en nos chmafs, c'est du mois de mai au mois de juillet qu'une armée se mettra en campagne avec les moindres chances de morbidité
La connaissance des limites saisonnières dans lesquelles s'accompht habituellement l'endémo-épidémie annuelle des pays à fièvres, est de la plus haute importance pour la détermination des époques auxquelles les troupes pourront y être envoyées avec le moins de risques d'intoxication immédiate.
Il en est de même pour la fièvre jaune dont on a pu éviter .ûre-
nS/f«r"r"''"'r '^''^"^"^^«^ pendant la guerre du Mexique (1860-1860), en utilisant, pour les envois de troupes, les intervalles des épidémies.
' . °r ^ZT^' modernes, un des exemples les plus frappants de .a nécessité de consulter ainsi les influences saisonnières, c'est lexpédition anglaise de la Côte d'Or de Guinée (1873-1874) On a su pour 1 accomplir, choisir les deux mois de l'année (décembre et janvier) où le danger était à son minimum, et les troupes sont revenues presque intactes ; immunité d'autant plus digne d'attention qu au commencement de ce siècle, en 1809, une armée anglaise était presque anéantie, pour avoir débarqué, contrairement à l'avis I de ses médecins, sur un littoral bien moins redoutable, à l'île de Walcheren, en Hollande; ici cependant, le danger n'existe, pou les nouveaux venus, que pendant la saison d'automne; mai mal
fe d bl"" ''''' ' ^^"^ préci'sément que
le débarquement avait eu lieu. ^