IV. - DIFFÉRENCE DE CE RÔLE SUIVANT LES CLIMATS
orSL !l! t T saisonnières avait élé la
talT J„ * ^ '■'"^«"'We des maladies
(1) Art. Morbidité militaire, p. 432 et 434.
4aO ÉVOLUTION DES ÉPIDÉMIES EN GÉNÉRAL.
Nous allons voir, en étudiant les influences saisonnières dans les climats froids, les climats chauds et les climats excessifs, combien semblable généralisation serait erronée.
V Climats froids. Si, de nos climats, on remonte vers le Nord, la prédominance des maladies et de la mortalité s'accentue encore pendant la saison froide ; l'hiver s'y allonge au point de vue morbifique, tout aussi bien qu'au point de vue météorologique; d'après les observations de M. Huss, les mois de mai et de juin sont à Stockholm aussi chargés de mortalité que les quatre premiers mois de l'année, et par le fait des mêmes maladies (1).
2° Climats chauds. Si, au contraire, nous descendons vers le Sud, le maximum de la mortalité se prononcera de plus en plus pendant la saison chaude, c'est-à-dire pendant le 3" trimestre de l'année.
En Algérie, le chiffre des malades aux hôpitaux militaires et le nombre des décès atteint son maximum annuel pendan'. les mois d'août et de septembre ; il en était absolument de même en Italie, alors que notre armée occupait les États pontilicaux (1849-1866). En outre, les oscillations saisonnières des maladies son4.4}iei? plus intenses en ces pays qu'à notre latitude. Les deux tableaux suivants en fournissent la preuve; ils ont pour base la morbidité- de groupes entre lesquels on ne peut invoquer de différences ni d'origine, ni de race, ni d'aptitudes individuelles : ce sont des soldats français observés d'une part à Paris, d'autre part à Rome :