‹ Traité des maladies épidémiquesChapitre 149 sur 195 · TRIM · texte numérisé non relu

TRIM

(1) Voy. art. Fièvre typhoïde palustre.

(2) L'épidémie de Bellac, celle du camp de Châlons, celle de Brest, en 1876, en sont les meilleures preuves. (Voy. Léon Colin, La Fièvre tijphoule dans l'armée.)

MALADIES INFEGTIO-CONTAGIEUSES. 615

(p. 40 et 41) ; mais il n'est plus de notre époque de considérer cette genèse comme en tout impénétrable, ou de s'en remettre, en fait d'explication, i\ l'intervention d'une constitution médicale bilieuse (p. 208).

La fièvre typhoïde se développe spontanément par infeclion, ou spéciQquement par contagion.

a. Infection. — On a voulu confondre ces doux modes en une conception unique, et considérer l'explosion de la fièvre typhoïde, dans les foyers infectieux, non comme une création morbide (doctrine pythogénique), mais comme le fait de la présence ou de la pénétration en ces foyers d'un agent viruleni, provenant des sécrétions intestinales des malades; c'eût été encore de la contagion (p. 69 et i08). L'innocuité fréquente des foyers putrides semble indiquer, en effet, qu'un élément spécifique s'est, en cas d'épidémie, surajouté à ces foyers qui dès lors ne seraient que le réceptacle des germes virulents (p. 109). On trouvera des arguments favorables à cette opinion dans un travail récent de notre savant confrère, Henri Guéneau de Mussy (1).

En plusieurs des épidémies observées dans l'armée française de 1874 à 1876, on a vu apparaître si brusquement la maladie que les localités atteintes semblaient en recéler le germe entièrement préformé. Ce qui nous empêcha cependant d'accepter la pensée de la préexistence d'un agent spécifique, c'est que, dans la plupart de ces explosions rapides, il y eut concours simultané de miasmes différents dans leur origine (méphitisme de l'encombrement, émanations d'égouts, de latrines et même effluves palustres), concours qui nous inspire la pensée de l'action sur l'organisme de causes complexes, puissantes par leur masse et leur quantité, bien plus que celle d'un facteur simple et spécifique, efficace par sa nature seulement. Si l'atmosphère des très grandes villes est relativement dangereuse, ce n'est pas en raison d'une activité plus marquée de tel ou tel foyer de putréfaction animale; car, en bien des villages, l'air est infecté de miasmes putrides plus intenses certainement que ceux qui naissent dans.les grands centres de population ; mais, ici, il y a coexistence fréquente de miasmes d'origine fort diverse (encombrement, égouls, latrines) (2).

Nous pensons être plus près de la vérité en tenant compte de

(I) II. Guéneau de Mussy, Aperçu de la théorie du germe contarje, Paris, 1878. ^ (2) La plupart des rapports à l'Académie signalent cette complexité des causes infectieuses : encombrement, voisinage des mares d'ôau, des ruisseaux fangeux, de canaux desséchés, de cimetières, etc. (Voy. surtout Bartli, Rapport ncr les épidémies de 1854; Woillez, Rapport sur les épidémies de 1873).

l'ensemble des élômcnls palhogéniques qu'en acceptant l'affirmation de l'unicité du poison typhoïgène qui ne proviendrait que des sécrétions intestinales. Cette provenance est certaine ; mais on a exagéré le rôle des latrines, des égonts (1), et en général celui de tous les foyers putrides, aux dépens des foyers de miasmes humains qui ont une part si grande dans la production de la fièvre typhoïde, et dans des circonstances qui, elles, témoignent souvent d'une manière fort nette que la maladie naît spontanément et non de germes préexistants. Quand un certain nombre d'individus de provenance irréprochable, c'est-à-dire n'important avec eux aucun germe de fièvre typhoïde, sont soumis à l'influence de l'encombrement, dans un local absolument neuf, soustrait à toute influence putride extérieure, il faut bien admettre, si la maladie se développe parmi eux, qu'elle est née spontanément; et ces faits se présentent journellement (Yoy. Léon Colin, La Fièvre typhoïde dans l'armée, p. 100).

Si nous entrons dans le détail des faits, nous reconnaissons que les conditions d'infection typhoïgène surgissent de sources différentes, dont les principales sontlessuivantes: l°infection de l'homme par l'homme vivant (miasmes de l'encombrement); 2° infection putride, soit par les matières excrémentitielles d'origine humaine , soit par les émanations de matières organiques animales et végétales, comme il s'en produit dans l'atmosphère des égouts; 3° infection par les boissons; 4° auto-infection.

Encombrement. — Parfois l'encombrement a pesé sur un chiffre considérable d'individus, sur tout un régiment réuni dans une caserne insuffisante (2), frappant chaque fraction de régiment suivant l'intensité de la cause (3). Parfois il intervient dans des limites plus

(1) Récemment encore, pendant la recrudescence automnale de 1876, qui sévissait sur la garnison de Paris, notamment sur les troupes casernées au Cliâteaud'Eau, on a donné pour raison de l'atteinte de ce dernier quartier son voisinage de l'égout collecteur de la ville, dont un regard s'ouvrait, disait-on, dans la cour intérieure de la caserne. Dans une visite à laquelle voulut bien nous convoquer M. l'inspecteur Legouest, nous eiàmes beau chercher le regard eu question, nous pûmes nous convaincre de l'absence de toute communication directe entre l'atmosphère de l'égout et celle de la cour de la caserne. Quand on voit la confiance avec laquelle ce fait a cependant été accepté, et accepté à Paris, où il était si facile d'en contrôler l'existence, on comprend avec quelle réserve doivent être admises tant d'observations qui nous viennent de pays lointains, où personne ne peut aller voir, et d'après lesquelles des populations entières auraient été intoxiquées d'une manière analogue.

(2) Exemple : les épidémies des garnisons de Caen, de Lons-le-Saunier, de Mascara en ISTG.

(3) A Moulins, la fièvre typhoïde fait explosion dans le quartier de cavalerie, au

MALADIES INFECTIO-CONTAGIEUSES. 617

restreintes, comme en ces maisons de village dont l'alcôve étroitement fermée renferme toute une famille. Les agglomérations militaires considérables, installées même dans des casernes proportionnées au chiffre de l'effectif^ offrent à la fièvre typhoïde une réceptivité souvent plus grande que des groupes moins nombreux, et moins bien logés (p. 326). Nous avons démontré la ténacité relative de la maladie dans les grandes casernes les mieux aménagées de Paris, sa rareté dans des quartiers plus petits, oîi la somme individuelle d'aération est moins considérable.

Infection pulri'de. — En des cas fort rares le miasnie lyphoïgène paraît entraîné directement par la décomposition animale (1). Quelquefois il semble provenir exclusivement des latrines ou des conduits excrémentitiels (2), de façon à rappeler ce qu'on a appelé l'origine fécale delà fièvre typhoïde. Mais le plus habituellement les relations démontrent que les miasmes putrides sont d'origine multiple, les émanations des latrines, des égouls, celles des conduites d'eaux ménagères, concourant simultanément à leur production (3).

Infection par les boissons. — Quant à ce mode d'infection, nous avons donné plus haut (p. 174 à 179) la raison de la réserve que nous professons sur le rôle de l'eau de boisson et du lait dans l'étiologie de la fièvre typhoïde.

Auto-infection. — Nous faisons une large part à cette cause dans la genèse de la fièvre typhoïde. Nous pensons avec Peter que chez les individus surmenés, dont la dénutrition entraîne l'accumulation dans le sang de matériaux de déchet organique, la maladie peut être ainsi

commencement du mois de décembre 1876; du 9 au 25, 60 hommes entrent à 1 hôpital atteints de cette affection. Le docteur Ferra démontre : 1° que cette caserne a été momentanément encombrée; 2° que la proportion des cas est en rap-port direct de l'encombrement des différentes chambres ; 3° que les plus insalubres de ces chambres occupent les combles, n'ayant que des fenêtres à tabatières, et où la troupe a été reléguée pour permettre l'installation des magasins dans les pièces relativement bien aérées du premier étage. (Léon Colin, L'i Fièvre tvfphoide dans l'armée.)

(1) A Juvigny (Mayenne), l'épidémie débute au voisinage d'un fumier sur lequel les bouchers jetaient le sang des bœufs et des moutons abattus, et des débris Cl animaux. (Gaultier de Claubry, Rapport mr les épidémies de 1837, in Méni. de

! i'Acad. de méd., t. XV, 1850.)

(2) Exemples : épidémies des garnisons d'Issoudun, Lyon, Salins, château do f Brest. (Léon Colin, De la fièvre typhoïde, etc., p. 110 et suiv.)

(3) Exemples : épidémies des 'garnisons d'Orléans, Courbevoie, Montauban, *€tS , AuberviUiers, Amiens, Beaulieu, Givet. IJd , ibid., p. 1I2

produite. D'autre part, elle est souvent l'aboutlssaut de cette série d'affections prémonitoires si communes dans les casernes : embarras gastrique, fièvre gastrique, courbature fébrile, qui se terminent habituellement par rétrocession, mais au milieu desquelles on voit parfois le malade s'engager graduellement dans le décours de la fièvre typhoïde. Nous nous demandons même si les miasmes extérieurs à l'homme, par les malaises qu'ils engendrent, n'entraînent pas surtout celte disposition à l'auto-infection qui serait ainsi l'intermédiaire de leur action typhoïgène (1).

Une condition pathologique favorable suivant nous à l'enfantement de la fièvre typhoïde par l'organisme, c'est la fièvre rémittente, soit palustre, soit climatéi ique (2). Ici l'inlensiLé et la durée des symptômes fébriles, l'aUération considérable des sécrétions gastriques, augmentent les chances de transformation, d'autant plus que les malades atteints sont, en général, des sujets jeunes, vigoureux, dont la santé antérieure était intacte. Yoilà pourquoi les émigrations du nord vers les pays chauds entraînent des explosions et de fièvre rémittente et de fièvre typhoïde qui ne trouvaient pas un terrain suffisamment favorable chez les indigènes et les anciens résidents, plus ou moins anémiés par les inûuences du sol et du climat (Voy. p. 6H),

C'est même par une déviation analogue des fonctions organiques que je m'explique la fréquence de la fièvre typhoïde à la suite de la nostalgie; dans cette dernière affection, il y a presque toujours une altération des fonctions digestives, caractérisée par de l'embarras gastrique, de la dyspepsie, etc. : d'où suspension ou perversion des sécrétions muqueuses chargées de l'élimination rapide, à l'état normal, des matériaux de décomposition putride, renfermés dans le tube digestif (3). N'en est-il pas de même de ces fièvres typhoïdes qui apparaissent chez les personnes atteintes de dyspepsie par excès de travaux intellectuels ? Tous les ans, chez quelques élèves des écoles du gouvernement, au moment des examens, la maladie surgit sous cette influence.

b. Contagion. — Dans une maladie aussi exclusivement humaine que la fièvre typhoïde, on nous permettra de tenir peu de compte des conclusions de plusieurs expérimentateurs qui, pour avoir développé des accidents de septicémie banale chez les animaux

(1) Voy. Jules Arnould, ÉHnlogie de la fièvre typhoïde, p. 7.

(2) Voy. art. FiîivnE bilieuse et Fièvre typhoïde palustre.

(3) Léon Colin, art. Miasme, in Did. encycl. des se. méd., p. 529.

MALADIES INFECTIO-CONTAGIEUSES. " 619

réfraclaires à cette maladie, se sont hâtés de conclure à son inoculabilité et à sa virulence absolue (Voy. p, 490). Que nous apprend l'observation humaine, la seule à mettre en cause ici?

Dans grand nombre de cas, les faits attribués à la contagion sont relatifs à des individus qui subissaient simultanément l'influence d'un foyer typhoïgène. II y a fréquemment association de ces deux causes morbides, dont la plus puissante, à nos yeux, est non pas la contagion, mais l'infection.

Les faits démontrent, par exemple, quB le séjour dans une caserne oîi s'est développée la fièvre typhoïde est plus dangereux, n'eût-on près de soi, dans sa chambre, aucun de ceux qui en sont frappés, que le séjour dans les salles d'bôpital qui reçoivent ces malades. N'est-ce pas entièrement l'inverse pour la variole et pour l'ensemble des maladies virulentes?

I Un individu ne prendra pas la fièvre typhoïde pour avoir été / rendre visite à un malade atteint de cette affection ; il faudra un I séjour prolongé ou fréquemment répété pour que l'imprégnation ' morbide s'effectue ; or l'esprit ne peut s'empêcher de rapprocher ce mode de contamination du processus relativement assez lent de l'infection, et de l'éloigner de l'acte infiniment plus rapide de la contagion. Comme dans le typhus et la peste, les agglomérations de malades seront plus redoutables, pour la propagation de l'affection, que les malades isolés; il en est autrement encore de la variole où le contact d'un seul malade, pendant quelques instarîts, suffit à la reproduction du mal.

Mais il y a plus : malgré leur séjour constant dans l'atmosphère viciée par plusieurs individus atteints de fièvre typhoïde, c'est-à- . dire malgré les conditions les plus favorables à une imprégnation : lente et continue, nous ne voyons guère l'affection se propager aux- 1 maladesvoisins dans une salle d'hôpital. Cela tient, jusqu'à un certain I point, aux conditionsde réceptivité extrêmement faible des individus : atteints d'une autre affection. La fièvre typhoïde, en effet, frappe 1 plus fréquemment les personnes non malades vivant dans le milieu i hospitalier, comme les sœurs, les étudiants, les infirmiers militaires, <ces derniers surtout dont le contact avec les malades est le plus > complet et le plus prolongé, dont en outre la réceptivité spéciale (est analogue à celle des autres soldats. Mais cela tient aussi à ce (que, dans l'hôpital, la contagion seule est à craindre, tandis que, ' dans la caserne où règne la fièvre typhoïde, au danger du contage sse joint celui de l'infection par les miasmes typhoïgènes originels,

c'est-à-dire par l'influence du milieu oii la maladie a trouvé ses conditions de développement et d'entretien (1).

Plusieurs des faits récemment étudiés par nous, et dont l'un a été spécialement signalé au Yal-de-Grâce par LerebouUet, démontrent que les atteintes du personnel hospitalier ont été plus communes à la fin des^ épidémies, comme si alors l'hôpital avait contracté peu à peu la nocuité du foyer primitif de l'affection.

Nous considérons comme démontrée la transmissibilité de la fièvre typhoïde; nous en avons donné de nouvelles preuves; il a suffi, maintes fois, de l'arrivée d'un malade dans une localité antérieurement préservée pour que l'affection se manifestât chez les habitants de cette localité ; le licenciement d'un lycée, d'un séminaire, a été le point de départ de la contamination de tout un département, lors du retour des élèves dans leurs familles. Mais celte transmission, au lieu de s'opérer d'une manière à peu près fatale et analogue en tous les cas, est soumise, bien plus que pour les maladies virulentes, aux conditions de réceptivité créées par l'élat de l'organisme et les circonstances du milieu (2).

C. Prédispositions individuelles. — Ces prédispositions jouent un

(1) Voy. E. Vallin, La Contagion de la fièvre typhoïde, in Gaz. hebd., 1877, p. 49.

(2) Il y a quelques années, les élèves du lycée de Rouen, où régnait la fièvre typhoïde, sont renvoyés dans leurs familles, et l'éminent observateur qui relate ce fait, Leudet, fait remarquer qu'il n'y eut, lors de la rentrée des élèves chez leurs parents, aucun cas de transmission.

Le rapport de Rollet, sur l'épidémie de Lyon pendant le printemps 1874, établit également l'immunité d'un grand nombre de familles des élèves du lycée de cette ville, malgré le retour des enfants malades; cette immunité fut absolue pour les familles qui résidaient hors de Lyon ; 67 élèves malades, disséminés en 12 départements circonvoisins, n'ont apporté la contagion nulle part avec eux.

De ces faits nous pouvons rapprocher les exemples que nous signalerons plus' loin de l'absence habituelle de tout danger de propagation de la maladie par les déplacements des troupes qui en sont atteintes (Voy. livre V, Prophylaxie). Avant de conclure, d'après ces faits, à l'inanité de la contagion, il importe de tenir compte d'autres faits où l'arrivée de malades, soit dans une localité, soit dans une maison antérieurement préservée, y a déterminé l'explosion de la fièvre typhoïde. A Lyon même, pendant cette épidémie de 1874, l'épidémie aurait été ainsi propagée à leurs familles par ceux des élèves dont les parents habitaient la ville, subissant, sans avoir été impressionnés jusque-là, l'influence générale de l'insalubrité urbaine. Nous avons démontré le danger des déplacements des régiments malades, quand la nouvelle résidence qui leur est assignée ne se trouve pas dans des conditions de salubrité parfaite.

Il est donc essentiel do tenir grand compte des différences de réceptivité du milieu où ont été transportés, de part et d'autre, les germes morbides. (Léon Colin, La Fièvre typhoïde dans l'armée, p. 131.)

MALADIES INFECTIO-GONTAGIEUSES. q^I

rôle considérable sur l'épidémicité de la fièvre typhoïde. Celte maladie offre relativement aux deux autres affections populaires les plus importantes : la dysenterie et les fièvres palustres, un double caractère qui réduit la fréquence et la généralisation de ses expansions épidémiques. D'une part, en effet, si elle peut atteindre les enfants et les vieillards, elle a une affinité spéciale pour les adultes; elle constitue même avec le rhumatisme articulaire la seule affection aiguë grave qui offre son maximum de seize à trente ans. D'autre part elle crée, en faveur de ceux qu'elle a line fois atteints, des chances presque absolues d'immunité ultérieure. Les épidémies de fièvre typhoïde se limiteront donc, en général, à une catégorie déterminée de la population, limitation qui malheureusement englobe les individus les plus vigoureux, et nous explique pourquoi les deuils sont ici peut-être plus cruels que dans la plupart des autres affections.

a. AKeinte antérieure. — C'est la condition individuelle la plus importante d'immunité ultérieure.

b. Age. — La statistique de la France établit que le maximum des décès causés par cette affection a lieu entre 20 et 23 ans, puis entre 13 et 20 ans. La statistique des hôpitaux civils de Paris confirme cette donnée (1). Y a-t-il une année de la vie plus spécialement prédisposée ? Les recherches de Louis démontrent que l'âge moyen des sujets observés par lui et qui ont succombé était 23 ans, 1 âge des guéris étant 21 ; ce serait donc autour de la vingtdeuxième année que s'accumuleraient le plus grand nombre des cas; les recherches de Marc d'Espine, pour la Suisse, amènent aux mêmes conclusions (2).

Dans l'armée, c'est également sur la catégorie de soldats âgés

(I) Age des malades atteints de fièvue typhoïde dans les hôpitaux civils'

Page 1