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Traité des maladies et épidémies des armées

li’élucio (les maladies des années est intéressante à un double litre : elle constitue une branche importante des connaissances spéciales nécessaires au médecin militaire, puis elle éclaire d’un jour nouveau quelques points de la pathologie et elle apporta un précieux contingent de foits à l’iiistoirc des épidémies. L’absence d’un Traité des maladies des armées laissait donc un vidi* regrettable dans notre littérature médicale; ce vide j’ai essaxa; de le remplir et j ai accom|)li cette lourde tiiche, soutenu et l'orlilié j»ar la conviction que je faisais iim^ œuvre utile.

Les littératures étrangères ne possèdent pas plus que la nôtre de liaite des maladies des armé(e.s; le livre de Pringle, qui à beaucoup d’égards est un modèle, date de 1753, et bien des

faits nouveaux se sont produits depuis lors, bien des progrès ont été léalisés dans les sciences médicales; tout en admirant 1 œuvie de Pringle, il faut bien avouer qu’elle ne donne qu’une idée ti ès-incomplète des maladies qui sévissent sur les armées modernes, .le me serais trouvé sans guide aucun pour mes lecliei elles si je n’avais pas eu le programme du cours d’Lpidé-

niiologie que mon père a professé pendant longtemjis au Yal-de- Gràce.

Je me suis attaché dans cet ouvrage à résumer tous les faits qui peuvent intéresser les médecins exerc.ant dans le.«i

A. LAVEHAN

A V AM-I»nOl»OS.

iinuéos, sans m’aiTèlei' bien enlcndn à ceux qui lonl partie du l)ajiage médical ordinaiie et qui sont bien exposés dans la l'Iuparl des traités de pathologie interne. Ce n’est pas un traité de pathologie interne à rusage des médecins militaires <pie j’ai voulu éci‘ire;ce livre complète les traités de pathologie intenie, il ne les i'emplac(‘. pas.

-l’ai recherché avec grand soin les causes des maladies les plus communes chez le soldat et je crois (ju’en edet on ne saurait accoi'der trop déplacé à cette étude : la prophylaxie ne i)eut l'cpüser que sur la connaissance exacte des inlluences moi'higènes dont on veut prévénir ou neutraliser les elVets. .\u point de vue théorique, le chapitre étiologie a aussi une grande importance dans l’histoire des maladies et l’on peut dire ({u’on ne connaît bien une maladie que lorsqu’on en a découvert lescauses. Beiic f,ri)'ccÿl per causas scire, a dit ISacon.

.l’ai l'ait de nombreux emprunts aux travaux, trop jieu cités, trop peu connus en général, des médecins de rarmée de terre et de la marine. Je regrette de n’avoir pas pu me procurer <le plus amj)les renseignements sur les maladies des armées étrangères, il y a là une lacune ([ue j’espère pouvoir combler plus tard.

f^a nouveauté du cadre qui m’était inq)Osé et la variété des sujets (pie j’étais appelé à traiter excuseront, je l’espère, les impeiTections du travail que je livre à la critique, estimant (pie j’aurai atteint en grande partie le but que je me pro[)Osais si j’ai réussi à attirer raltenlion du monde médical sur quelques-uns des importants iirohlèmes qui se dressent à chaque page dans cette histoire si intéressante des maladies des armées.

Pans, 1,1 mai 187.').

A. LAVKli.V.N.

INTRODUCTION

DES l'IUNClI’AUX OUVIiAGES IlELATIFS AUX MALADIES DES ARMEES

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