L. Laveian
1862-1872 tmoins 1870-1871)
Statistique médicale, en tenant compte des sorties délinilives p. mal. incurab.
Voyons maintenant quelle est la mortalité dans la population civile de 20 à 30 (âge moyen du soldat) et vivant dans des conditions analogues à celles où se trouve l’armée. Le tableau reproduit plus haut d’après M. le docteur Ely ne donne que la mortalité générale de la population mâle, et l’on a fait remarquer avec raison qu’il fallait tenir compte de deux circonstances dont l’effet doit être d’augmenter la mortalité de l’armée : célibat, séjour dans les grandes villes. M. le docteur Bertillon a certainement exagéré l’influence du célibat sur la mortalité (1); les célibataires meurent plus que les hommes mariés de même âge, c’est vrai, mais il s’agirait de savoir si beaucoup de célibataires ne renoncent pas au mariage précisément parce qu’ils sont atteints de maladies graves. Celte cause de célibat ne se rencontre
(I) Art. Mariage, Diction, enajelop. des sciences médicales.
MORTALITÉ DANS L’ARMÉE
nas clans rarmce. il y a ià un célibal lurcci analogue à celui des nrélres, cl les prcires, <|uoi(iuc ccililjalaires, onl une vie loul aussi loiiccuc inie les hommes mariés. Eu tout cas, nous ne croycrns pas nu’îl faille additiouuer, comme le fait M. lîly.l'oxtcs de luortalilc des délihataires et Texcés de mortalité des hal.ilauls des rdles les deux causes se compliipianl souvent, piiisciue la plupart des celiliaUmes vivent dans les villes. Au lieu de faire deux coneclions qui tiennent compte doux fois du môme élément d’erreur, il est l.ien plus simple de comparer lamorlalité de l’armée à celle des ceUbalaires habilaiit es villes, Paris, sW l’on veut, bien qu’une partie seulement de 1 armée soit casernée dans les grands centres. M. Bertillon nous fourmia pour cette comparaison des ebiffres très-intéressants (1).