PARIS
Cclibataii'cs.
Mariés.
Cclibatuircs .
Mariés.
De 20 à 25
De 25 à 30
De 30 à 35
La mortalité des célibataires de 20 à 30 ans (i\ge moyen du soldat) est donc à Paris de 10.50 à ll.iO, 10.95 en moyenne, mettons en ebiffres ronds 11 pour 1000. Il faudrait, pour bien biire, comparer la mortalité dans l’armée non pas à celle de tous les célibataires de 20 à 30 ans vivant à, Paris, mais à celle de groupes de célibataires placés dans des conditions de travail et d’alimentation analogues à celles ou se trouve le soldat; nous manquons pour cela de données suffisantes (2); en attendant que la statistique s’occupe de les réunii, nous pouvons accepter le chiffre 11 comme terme de comparaison, car sur les célibataires de Paris, s’il en est beaucoup qui vivent dans des conditions de bien-être supérieures à celles où vit le soldat, il en est beaucoup aussi qui mènent une existence plus piécaiio, nous avons donc :
Mortalité dans rarmce (en tenant compte des sorties définitives pour maladies incurables)
Mortalité dans la population civile de même âge, vivant dans des conditions analogues
13 sur 1000.
11 sur 1000.
(1) Art. Mariage, loc. cil., 13o tableau.
(2) Voyez É. Vallin, ?ném. cité.
maladies et épidémies des armées.
Ainsi, maigre la scleclion qui s’opère par les conseils de révision e qm écarté de l’armée les individus malades ou laildes, malirré la seleclion nouvelle qui s’opère au moment des rengagements,' bien que les hommes rélbrmés pour maladies incurables aillent grossir G cbiirre de la mortalité civile, on meurt encore plus dans l'armée que dans la population civile.
Sur lOOOjndividus examinés par les conseils de révision, il y a en moyenne 350 exemptés pour faible.sse de constitution et inlirmités, sans compter les exemptions pour défaut de taille. « Chaque année’ professeur E. Vallin en 1809, il n’y a en France que 3 0 000 jeunes hommes de 20 à 21 ans qui tons forment la classe lecrutahle; sur 150 000 examinés on en prend 90000, qui semblent les plus sains et les plus robustes; puis, pour former la population civile (lu ou va comparer à ces 90 000 hommes de choix, on ajoute à a deuxieme moitié, qui renferme déjà sa part d’éléments mauvais tout le rebut de la première, à savoir : 10000 hommes exemptés pour faille insuflisante et les 55 000 iiilirines, sur lesquels 30000 dont la sanie et la conslilulion sont déjà forleineiil compromises. » (E. Vallin méni. cite.) ' ’
Quand bien môme le cliifiVe de la mortalité dans Farmée serait égal à celui de la population civile de même âge, il n’y aurait pas lieu ce se contenter de ce résultat, à plus forte raison faut-il s’étonner et s aftliger de voir que malgré les progrès incontestables accomplis epuis 1820, la mortalité dans l’armée s’élève encore au-dessus de celle de la population civile ; dans le chapitre suivant nous chercherons à déterminer les i;auses de. cet excès de mortalité ; pour l’instant il nous reste a apprécier rinnuence de queh|ues conditions particulières . âge, grade, armes, sur le chiffre des décès, et à comparer la moitalité de 1 armée Irançaise à celle des armées étrangères.
A^g* Dans 1 armée française la mortalité la plus élevée porte sui les premières années de service, c’est-à-dire sur les jeunes soldats; presque tous les soldats commençant à servir à vingt et un ans,
1 influence de 1 âge se confond avec celle de la durée du service. D après le général Pelel, les perles que subissent 1000 hommes de la même classe se répartissent ainsi :