DÉFINITIVES
sur 1000.
Id.
L4 (environ)
là.
L'examen comparatif de la morbidité dans l'armée et dans les autres classes de lu population tendrait à prouver que le soldat est beaucoup plus souvent malade que l'ouvrier; tandis que Deboutteville (l.) trouve que de vingt et un à trente ans le nombre annuel moyen des journées de maladie est de 6 à 8 pour chaque ouvrier faisant partie des sociétés de secours mutuels, les statistiques des différentes armées donnent une moyenne de 15 à 20 journées de maladie pour chaque soldat et par an; en d'autres termes, le nombre des journées de malades chaque année est 15 à 20 fois plus fort que celui de l'effectif. Mais on ne peut pas comparer sous le rapport de la morbidité Tourner et le soldat : l'ouvrier a besoin de gagner sa vie, il n'arrête son travail que pour des maladies sérieuses; le soldat se fait porter malade dès qu'il est atteint de la plus légère indisposition : la moindre excoriation des pieds ou des fesses, un furoncle, un abcès dentaire, etc., suffisent pour mettre un homme hors de service pendant plusieurs jours, et ce sont ces affections sans gravité aucune qui accroissent le chiffre de la morbidité dans l'armée ; le soldat a tout intérêt à se faire exempter de service, il en use et il en abuse. Le tableau suivant (2) donne les chiffres de la morbidité dans différentes armée?.
ARMÉES