‹ Traité des maladies et épidémies des armées [electronic resource]Chapitre 61 sur 127 · RETRAITES · texte numérisé non relu

RETRAITES

sur 1000 hommes d'effectif

PERTES TOTALES sur

1000 lu d'effvli!'.

ANNEES

La mortalité si élevée de 1872 (4.55 décès ou réformes par phthisie sur 1000 hommes d'effectif) tient sans doute à ce que J influence de la guerre avec l'Allemagne se faisait encore sentir; beaucoup de nos soldats prisonniers entassés par un ennemi peu généreux dans des réduits insalubres, mal nourris, mal vêtus, ont rapporte d Allemagne les urines de la phthisie. Il est à croire que nous reviendrons b.enlôt aux chiffres de 1869 et des années précédentes:, pour la période de 1862-1869, en tenant compte des sorties définitives par phthisie, en enant compte aussi des décès par méningite, péritonite et autres

TUBERCULOSE. 3°'J affections tuberculeuses, on a au minimum 3 décès sur 1000 hommes

iTëflSefir. n

La statistique anglaise de 1859 à 1860 n'indique pour le Royaume- Uni que -2.G-2 décès par phthisie pulmonaire sur 1000 hommes, mais il y a 5.50 sorties définitives pour la même cause, et en ajoutant ce chiffre à celui des décès, on trouve que les pertes annuelles par phthisie de l'armée anglaise servant à l'intérieur s'élèvent à 7.82 sur 1000 hommes d'effectif.

Dans l'armée belge (1808-1869), les pertes par phthisie (décès, réformes) sont de 3.32 pour 1000 hommes, la mortalité moyenne étant de 10.85.

Dans l'armée italienne (1870), la tuberculose donne lieu à un décès sur quatre environ.

Dans l'armée portugaise, la mortalité moyenne étant de 12.7 sur 1000 hommes, la tuberculose donne lieu à 3.2 décès sur 1000 hommes, soit à peu près, comme dans l'armée italienne, au quart des décès.

Dans l'armée russe, la phthisie est très-fréquente; d'après les documents peu nombreux dont nous disposons sur les causes de la mortalité dans cette armée, la moitié des décès environ seraient dus à la phthisie (1).

La mortalité par phthisie est à peu près égale dans l'armée française et dans la population civile de même âge (2), résultat peu favorable en somme, puisque les conseils de révision écartent non-seulement les sujets atteints de tuberculose confirmée, mais tous les individus faibles et malingres; la phthisie est plus fréquente encore dans les armées anglaise et russe que dans l'armée française, nous aurons donc à rechercher les causes du fréquent développement de la tuherculose dans les armées.

Influence de l'âge, de l'arme, des garnisons. — Contrairement aux maladies spécifiques, contagieuses, la tuberculose nesévitpas spécialeînentsurlesjeunessoldats, ainsi quele montrele tableau suivant (3).

(1) De la mortalité de l'armée russe de 186-2 à 1871 (Anal, in Revue des se. méd., t. III, p. 795).

i-2, Je n'ai psa pu mejprocurer le chiffre de la mortalité par phthisie en France des hommes de vingt à trente ans dans la population civile. M. le Dr Marmisse a trouvé à Bordeaux (1858-1860) que la mortalité par phthisie sur 10000 habitants, sans distinction d'âge ni de sexe, était de 33 sur 1000 ou 3.3 sur 1000. Dans le canton de Genève, sur 10O00 habitants de vingt à trente ans (des deux sexes), il y a 36 phthisiques ou 3.0 sur 1000; en Angleterre, sur 10 000 hommes de quinze à vingtcinq ans, il y en a 33 ou 3.3 sur 1000 (Bertillon, Études statistiques de géographie médicale, inAnn. d'hgg. publ. et de méd. lég., 2" série, t. XVIII).

(3) L. Laveran, Recherches sur les causes de la mortalité de l'armée servant <i l'intérieur, loc. cit.

DES MALADIES TUDEnCULEUSES PAR RAPPORT A L'ACE.

DÉCÈS généraux.

DÉCÈS par maladies spécifimies.

DÉCÈS par maladies tuberculeuses.

La statistique médicale de 4869 donne les chiffres suivants, relatifs

à l'influence de la durée du service sur le développement de la phthi-

sie pulmonaire (1) :

décès.

Le tableau suivant (2) des décès phlhisiques pendant les trois années 1864, 1865 et 1866, montre bien l'accroissement que subit la mortalité par phthisie avec la durée du service et avec l'âge; presque tous les hommes commençant à servir à 21 ails, la durée du service indique à très-peu près l'âge.

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