‹ Traité des maladies et épidémies des armées [electronic resource]Chapitre 62 sur 127 · ANNUELLE · texte numérisé non relu

ANNUELLE

moyen.

des décès.

1000 hommes.

Sous-officiers et soldats ayant

moins d'un an de service... .

Plus de 14 ans de service. . .

(1) Statistique médicale de l'armée, 1869, p. 254.

(2) Statistique médicale del'armée, 1866, p. 47.

La faible mortalité par phthisio dans l'année qui suit l'incorporation s'explique, ilu reste, en partie par la sélection que subissent les conscrits; les conseils de révision écartent la plupart des phïhisiques (quelques-uns écbappent à un examen nécessairement assez superficiel), il faut donner le temps à la maladie, dont l'évolution est en général assez lente, de faire de nouvelles victimes.

Les fatigues de la vie militaire, l'épuisement des forces, si rapide chez les vieux soldats, ont pour effet d'accroître le chiffre de la mortalité par phthisie; nous allons voir que tous les corps où l'âge moyen des hommes s'élève au-dessus de la moyenne présentent une mortalité excessive par maladies tuberculeuses.

La mortalité par phthisie ne se répartit pas également entre les différentes armes. M. le professeur Godelier note déjà en 1845 que la mortalité est plus faible dans les corps d'élite que dans l'infanterie (1).

Infanterie. Mortalité par phthisie, 70 sur 10 000. Artillerie. — 46 —

Chasseurs d'Orléans. — il —

Mon père insiste sur la fréquence de la phthisie dans la garde de Paris, aujourd'hui garde républicaine : « Le corps qui fournit le plus de tuberculeux est, dit-il, la garde de Paris, composée d'hommes ayant déjà accompli ailleurs une partie de la durée de leur service militaire » (2); suit le tableau de la mortalité par corps :

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