‹ Traité des maladies et épidémies des armées [electronic resource]Chapitre 67 sur 127 · S MALADIES VIRULENTES. D ES VIRUS. DE LA CONTAGION · texte numérisé non relu

S MALADIES VIRULENTES. D ES VIRUS. DE LA CONTAGION

Avant d'entreprendre l'étude des maladies virulentes dans l'armée, nous consacrerons quelques pages à celle de leurs agents de transmission ; chercher à connaître les propriétés, la nature, le mode d'action des virus, c'est s'armer pour combattre les maladies virulentes.

Autrefois on admettait des virus solides, liquides et gazeux, des virus fixes et des virus volatils ; d'après Fracastor (1), un virus spécifique sort par exhalation du corps des malades, se répand à une faible distance dans l'air, s'attache à certains corps appelés contumaces, capables de le conserver intact et de le transmettre à dislance, tandis que d'autres corps n'ont aucune affinité pour lui, de là la division des marchandises en susceptibles et non susceptibles qui figure encore dans les règlements quarantenaires.

Depuis Fracastor on a distingué les principes contagieux en miasmes et virus; à l'idée de virus s'attache l'idée de fixité, d'inoculabilité; à celle 'de miasme, l'idée de volatilité, de transport à distance; mais il n'est pas facile d'établir une délimitation exacte entre les maladies miasmatiques et les maladies virulentes; la rougeole et la scarlatine qui ne sont pas inoculables, figurent cependant parmi les maladies virulentes; on n'a pas voulu détruire le groupe naturel des fièvres éruptives, et la variole est bien évidemment une maladie virulente.

Les virus ne sont pas renfermés seulement dans des liquides pathologiques comme on le croyait autrefois, alors qu'on ne citait qu'une seule exception : le virus rabique contenu dans la salive du chien enragé; les virus existent dans le sang, et le sang syphilitique, par exemple, peut parfaitement être l'agent de transmission de la maladie. . .

Il n'y a pas bien longtemps encore, humeurs virulentes et virus étaient synonymes; les virus vaccin, varioleux étaient identifies a la sérosité des vésicules de vaccin ou de variole, le virus morveux au h-

(1) De morbis contagiosis. Vcnet, 1855.

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