XXXI] PRÉFACE
larges et profonds, de chaque côté des vertèbres affectées qui forment la courbure de l’épine.
Mais souvent ce remède n’a point de succès décisif. Cela arrive surtout lorsque la courbure de lépine s’étant formée à la suite d’un coup violent, l’irritation des nerfs qui naissent à l'endroit de cette courbure , ou un peu au-dessous , est alors perpétuée , parce qu’elle se joint à un état particulier chez le malade de foiblesse et de sensibilité extrêmes de ces nerfs. En effet, cet état doit reproduire avec la plus grand facilité les engorgemens dans les parties environnantes des articulations'les vertèbres affectées.
Je pense que dans ces cas on doit, en continuant toujours l’évacuation par les cautères établis auprès des vertèbres affectées d’où naissent les nerfs des extrémités inférieures , appliquer assidûment et pendant long-temps à l’endroit de ces vertèbres des topiques émolliens entremêlés et suivis de topiques fortifians , et
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PRÉFACE xxx) qu’il faut donner en même temps intérieurement les nervins et les sédatifs Les plus appropriés pour remédier à Pexcès de -foiblesse et de sensibilité dans tout le système des nerfs.
Les inflammations rhumatiques qui ont leur siége dans les viscères et dans d’autres organes non musculeux, sont aiguës ou chroniques. Elles peuvent'être produites ou immédiatement, ou par une translation de l’humeur ou de l’état rhumatique qui existoit dans Îles muscles.
Quand l’état ou l’humeur rhumatique se porte brusquement de l'extérieur à l'intérieur , et menace vaguement différens viscères , il faut suivre une méthode analytique. Dans cette méthode l’on em+ ploie suivant. les indications , les antiphlogistiques et des remèdes appropriés contre l’état rhumatique; l’on tâche de rappeler le rhumatisme à l'extérieur par des diaphorétiques convenables , et par des topiques émolliens ou irritans, etsi l’on ne peut déterminer ce retour,
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