‹ Traite ́des maladies goutteuses (volume 2)Chapitre 64 sur 81 · X LE · texte numérisé non relu

X LE

Dans le Rhumatisme chronique, il y a une inflammation lente qui me paroît être, ainsi que l'inflammation du rhumatisme aigu, accompagnée d'un effort de situation fixe des molécules des fibres affectées ; effort qui peut exister avec un état de cohésion physique dans ses fibres, ou plus ou moins grand que le naturel, c'est-à-dire avec un

état sensible ou de contracture, ou de relâchement.

D'après ce qui a été dit ci-dessus (n.° V.) des caractères du Rhumätisme chronique, on voit quil est moins inflammatoire, plus borné au voisinage des parties qu'il affecte, et qua proportion de ce qu'il est plus distinct du rhumatisme aigu, l'affection rhumaiique y est plus isolée des communications sympathiques ou syneérgiques avec d’autres parties éloignées dans le système du corps vivant.

En considérant cette différence essentielle du Rhumatisme aigu d'avec le Rhumatisme chronique ,- on voit pourquoi les douleurs du premier sont sensiblement aggravées par l'application du chaud, et celles du second par l'application du froid.

= Dans le rhumatisme aigu, les tégumens et les autres parties voisines du muscle affecté souffrent une dilatation forcée par l'effet de la fluxion du sang et des humeurs que leur apportent les contractions synergiques d'organes plus éloignés.

Ainsi dans ce Rhumatisme, les anplications chaudes qui dilatent nécessairement:

le tissu des parties voisines du muscle rhu-

matisé, favorise les progrès de la fluxion du sang et des humeurs sur les fibres de ce muscle, et rendent plus douloureux le tiraillement que tend à y produire cette fluxion, à laquelle résiste la force de situation fixe.

Dans le Rhumatisme chronique les parties voisines du muscle affecté sont dans un état de contraction tonique plus grande que dans la santé : et c’est dans l'action de ces parties, qu'a son origine la fluxion alors très-limitée , qui porte les humeurs sur les fibres du muscle affecté.

C’est pourquoi dans le Rhumatisme chronique, les applications froides, en excitant une plus forte contraction du tissu des parties voisines du muscle affecté, doivent aggraver la fluxion rhumatique sur ce muscle et les douleurs qu'elle cause.

Cullen dit qu'il semble qu'on peut expli- quer par l'affection des fibres musculaires qui accompagne le Rhumatisme, pourquoi les étreintes violentes, et les spasmes qui ont lieu dans les exertions soudaines ét forcées des mouvemens musculaires, amènent des affections rhumatiques, dont la nature participe d’abord de celle du rhumatisme

aigu, et prend bientôt celle du rhumatisme chronique.

: Mais pour donner une bonne explication de ces faits, il ne suffit pas d'indiquer de la manière la plus vague ( comme a fait Cullen), qu'il existe une affection particulière des fibres dans le Rhumatisme; et je pense quil faut adopter l’idée que j'ai donnée de cette affection. En effet, durant cet état que Cullen dit être spasmodique, et accompagner les exertions soudaines et violentes du mouvement des muscles, il se fait un effort de la force de situation fixe des molécules de leurs fibres, qui est semblable à celui que jai dit être déterminé d'une manière Pépe nente dans le Rhumatisme.

4 AO 2 ARE ESA PEU SRE CL SU 2 LS 2 PES dv De SG + ta EP QE EAU D PÈMEE VS ST

Page 1