‹ Traite ́des maladies goutteuses (volume 2)Chapitre 73 sur 81 · TT RNA OTIE · texte numérisé non relu

TT RNA OTIE

qu'ont pu avoir en plusieurs cas ces doses.

trop fortes de nitre >:n offensant l'estomac, et en produisant des tranchées et d’autres sympiômes d'irritatbn. |

D, pe, C6 D li

On doit mettre au nombre des méthodes

empiriques perturbatrices dont le succès aux yeux des bons observateurs est équivoque , et mème plus souvent nuisible qu'utile , la méthode de Sydenham qui le premier a trait le Rhumatisme aigu par plusieurs saignees et purgations alternativement répétée. Il est surprenant que cette

méthode ait été presque universellement

suivie depuis Sydenham.

H n'a pu y ître conduit que par des idées vagues sur l'utilité que pourroit avoir dans cette maladie l'emploi alternatif de ces remèdes , soit par leur effet évacuant révulsif ( par rappcrt auquel il ne conseille point d'observer lesétats de la fluxion inflammatoire ), soit par un effet plus général et perturbateur.

‘De même on doit regarder comme pouvant être nuisible, et comme étant incertaine dans lapplicition générale qu'on en pour-

roit faire , la méthode simplifiée de celle de Sydenham, que Tralles a employée dans le Rhumatisme aigu. Après y avoir fait faire au plus deux ou trois saignées , il entrete- noit pendant plusieurs jours de suite une diarrhée modérée par des purgatifs antiphlogistiques. | |

D’autres méthodes qui sont en. général peu sûres et souvent dangereuses, sont les méthodes empiriques perturbatricèes où l'on donne des sudorifiques très-actifs dès les premiers temps du Rhumatisme aigu. Cependant il est certain qu'ils peuvent quelquefois y avoir dès-lors un effet salutaire, en procurant une révulsion générale par les sueurs de la fluxion inflammatoire qui se dirige sur les parties affectées,

Le succès singulier que ces sudorifiques ont eu dans des cas semblables, est nonseulement prouvé par quelques faits isolés , {tels que ceux qu'ont publiés divers observateurs ), mais encore par la pratique géné-

rale de Lobb, qui assure qu'il a guéri parfaitement , et en peu de temps, le Rhumatisme aigu (ainsi que la vraie pleurésie), en ne donnant que des remèdes échauffans, cordiaux et sudorifiques, sans avoir fait précé-

344 T'R AUT:É der des saignées ni des évacuations des preniières voies. (de

: M. de Sauvages (1) remarque combien cette pratique de Lobb est contraire à celle de Sydenham qui est communément suivie, et il conclut que la nature est bien puissante pour guérir les malades , puisqu'elle en vient à bout maigré les obstacles que le médecin lui oppose.

Mais je pense que c'est voir d'une manière défectueuse les succès singuliers qu’avoit pu avoir celte pratique de Lobb.

Il est sans doute le plus souvent dangereux , et même pernicieux, de traiter le Rhumatisme aigu et les autres maladies :inflammatoires dans leur incrément et dans leur état par des remèdes chauds et sudorifiques.

Mais on doit voir qu'il est aussi des cas de ces maladies où ces remèdes étant donnés dès le principe , loin de s'opposer à tous les efforts salutaires dont la nature est susceptible, lui impriment un mode de guérison qu’elle n’auroit pas suivi spontanément , et peuvent alors réellement produire ou accélérer la

cure.

(1) Nosot. tom. 11 ;, P: 55-4.

C'est ce qu'on ne peut s'empêcher de reconnoître quand on considère un assez grand nombre d’inflammations de poitrine graves, dont les gens de la campagne parviennent à se guérir en ne faisant usage que de remèdes chauds et sudorifiques.

Page 1