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tes peut être bien indiquée, H peut aussi être utile dans plusieurs cas d'appliquer des “sangsues à l'anus , d’autant plus que l’altération des humeurs goutteuses a un singulier rapport avec l’atrabile { ainsi que je l'ai dit ci-dessus ). : Ai HPT IE
On peut reconnoître dans ces fièvres goutteuses gangréneuscs, ce qua dit Fabricius ab Aquapendente : qu'il est des fièvres de mauvais caracière , où application des sangsues à lanus est singulièrement eficace , et plus convenable que la saignée.
La prompte application des vésicatoires aux bras et aux jambes , qu'a proposée Borsieri dans des fièvres semblables , peut aussi être fort utile. |
Lorsque par l'évacuation du sang , par l'émétique, s’il paroît indiqué , ou par d'autres moyens jugés convenables , on a rendu plus complète, la déclinaison du premier accès de cette fièvre maligne , et calmé un peu les douleurs, on doit, avant tout, tàcher de prévenir l’exacerbation de la fièvre et des douleurs, qui , lorsque la maladie est laissée à elle-même, a lieu le plus souvent le lendemain de l'attaque , et s'accompagne de symptômes funestes.
DES MALADIES COUTTEUSES. 357.
. Dans cette vue, il n'est point de remède mieux indiqué que le quinquina pris à des doses très-fortes, de même qu: on emploie:
dans les fièvres intermittentes où rémittentes pernicieuses. Mais pour empécher d'autre part, que l'effet irritant de la douleur ne soit suivi de la gangrène, il faut joindre l'opium au quinquina qu'on donne à la fin de ce premier temps de la maladie.
L'action salutaire du quinquina peut être aidée efficacement, en lui combinant d’autres remèdes appropriés , fortifians et résolutifs. Tels sont la racine de serpeñtaire de Virginie ( qu'on m'a dit avoir donné avec un succès tres-marqué, dans un cas de fièvre arthtitique gangréneuse }, ét la racine de sénéka , qui semble pouvoir être fort utile dans des cas semblables.
Dans le second temps de cette maladie, où l'affection gangréneuse est déclarée, il faut toujours insister principalement sur le quinquina et sur l'opiuin.
Il faut compter d'autant plus sur le quinquina , que le progrès du mal est moins rapide, que l'indication de combattre la putridité des hunieurs est plus marquée, et que l'affection des parties voisines de celle
qui est gangrenée , est moins doulouseuse.
Il faut au contraire espérer d'autant plus
dans les bons effets de l’opium, que l’indica-
tion dominante est celle de la douleur, ou des autres affections nerveuses des parties voisines de celle qui est gangrenée , qu'on est fondé à présumer plus d’acrimonie que de corruption putride dans les humeurs, et que la perte des forces vitales est moins sensible dans ces parties et dans tout le système.
Ces différences tiennent aux principes que j'ai exposés ailleurs avec détail sur les
indications et les contre-indications de ua
sage de l'opium et de l'usage du quinquina dans la gangrène. |
On voit que dans le second temps de cette fièvre, on ne doit pas négliger de combattre par des remèdes relatifs, le délire et les autres symptômes pernicieux qui peuvent S'y
développer.
Il faut en même temps employer des topiques salins, volatils , balsamiques ou autres , suivant les caractères de la gangrène, qu’on observe dans les parties affectées.