‹ Traite ́des maladies goutteuses (volume 2)Chapitre 9 sur 81 · XXV] PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXV] PRÉFACE

pétées. Mais ces méthodes ont de grands inconvéniens que l'expérience a fait reconnoître , et leur application générale est souvent dangereuse.

Lorsque la fièvre, jointe à un rhumartisme aigu, a un caractère essentiel par lequel elle forme une véritable complication avec ce Rhumatisme; on doit suivre une méthode analytique, où l’on combine les traitemens propres à l’une et à l’autre maladie.

Aïnsi dans les premiers temps de ces maladies compliquées , la fluxion rhumatique étant généralement l’affection dominante, 1l faut la combattre par des évacuations révulsives ; en préférant toujours celles qu'opèrent des remèdes appropriés au caractère essentiel de la fièvre rhumatique.

Mais d'autant que dans cette complication, cette fièvre présente communément bientôt après des indications domipantes , on doit alors suivre une méthode de traitement, ou naturelle ou analy-

PRÉFACE. XXVI] tique, qui satisfasse aux indications de cette fièvre par des moyens qui soient choisis de telle sorte qu'ils conviennent en même temps à l'affection rhumatique compliquée.

J’appliquerai cette règle générale au iraitement des complications que forment avec le Rhumatisme aigu , une fièvre éminemment catharrale, une fièvre bilieuse ou putride des premières voies , et une fièvre éphémère gangréneuse.

Dans le Rhumatisme chronique, les mouvemens de la nature sont beaucoup trop foibles, trop tardifs et trop incertains, pour qu’on puisse se proposer de le traiter par des méthodes naturelles.

Les méthodes de traitement analytiques ne conviennent pas non plus dans ce Rhumatisme, parce que les élémens sensibles de fluxion, de fièvre et de douleur qu'on peut distinguer dans la composition de ce Rhumatisme , ont trop peu de dominance, pour que les traitemens particuliers qu’on leur opposeroit, pus-

XXVIIJ : PRÉFACE sent avoir une influence majeure sur la solution de la maladie entière.

Ainsi dans le traitement du Rhumatisme chronique, on est réduit à employer des méthodes de traitement empiriques. Ces méthodes qui y conviennent , sont de deux sortes.

1.9. Celles où l’on emploie des évacuans dont l’action sur des parties plus ou moins éloignées , fait une diversion puissante de Paffection des parties prises de Rhumatisme , en introduisant un grand changement dans tout le système.

2.9 Celles où l’on administre des remèdes , tant internes qu’externes, qui sont spécialement appropriés contre l’état rhumatique dans les humeurs et dans les solides , état qui est principalement marqué dans les parties affectées.

Les remèdes externes qui ont une efficacité siogulière pour dissiper létat des fibres qu’occupe le rhumatisme chronique , agissent ou indirectement en relâchant, ouen excitant, ce qui corrige

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