‹ Traite ́des maladies goutteusesChapitre 20 sur 116 · TOR ANT · texte numérisé non relu

TOR ANT

Ce que j'ai dit du traitement de la pleuropnéumonie rhumatique , suffit pour indiquer les analogies qui doivent diriger les méthodes de traitement des autres inflammations rhuialiques aiguës des viscèrés, comme, par exémple, de la phrénésie. rhumiti que qu'a observée Sarcone. |

Dans les affections chroniques de nature - rhumelique qui occupent les viscères, ou des organes différens des muscles, on ne peut que suivre des méthodes de traitement empyriques ( de même que dans le Rhumatisme chronique ).

Dans ces méthodes , on doit employer, et les évacuans qui sont convenables au genre de chacune de ces maladies , et les remèdes , ou perturbateurs, ou comme spécifiques qui sont particulièrement appropriés contre l'état rhumatique , qui constitue cette espèce de ce genre.

Après avoir développé par un grand nombre d'observations particulières ce principe général , Je ferai voir son application dans les iñflammations lentes rhumaliques , en prenant pour exemple celles qui sont

DES MALADIES GOUTTEUSES, 139 formées à la suite de violens efforts. de terminerai ce Chapitre en traitant de l'odontalgie rhumatique.

Dans les douleurs d'estomac dont la cause est présumée rhumatique ( particulièrement par ‘exclusion de leurs autres causes possibles), Thompson conseille fort bien la décoction de raciné de bardane ( souvent très-

utile dans les Rhumatismes chroniques }, à laquelle on ajoute parfois de l'esprit de Mindérérus.

Dans la cardialgie causée par la métastase d'une humeur rhumatique, M. Lentin a vu réussir , outre l'application de topiques irritans sur Îles parties qui étoient auparavant affectées par cette humeur, l'extrait d’aconit et le lait de soufre.

Dans un asthme rhumatique , M. Vogel fils a obtenu les meilleurs effets de la douce: amère, prise à des doses augmeñtées graduellement , et de T'extrait d'aconit, résous dans la teinture antimoniale d'Huxham , qu'il faisoit prendre en même temps tous lés soirs.

M. Vicat a vu réussir parfaitement l'in-

fusion de quassia, dans les maux rhumatiques de la tête, de la poitrine et de l'esto-

mac, et notamment dans une douleur de tête rhumatique, contre laquelle on avoit employé inutilement beaucoup de remèdes énergiques différens.

M. Marx a bien observé que l’ophthalmie est moins souvent une inflammation véritable ( ou exquise ) , qui demande seulement un traitement anti-phlogistique , qu'elle n'est une affection rhumatique , qui cède à des remèdes relatifs à cette cause, fortifians, atténuans , et expulsifs de l'humeur morbifique. Ainsi il a vu souvent le quinquina ct la teinture volatile de gaïac, y PEPRVEE des effets très-avantageux.

Dans cette ophthalmie rhumatique , lorsqu'on a fait précéder des évacuations générales et révulsives qui ont pu être indiquées , on peut appliquer un vésicatoire aux tempes avec le plus grand succès.

Le vésicatoire appliqué après de semblables évacuations, sur la suture sagittale à l'endroit de la fontanelle, a guéri les céphalalgies rhumatiques les plus invétérées, etc.

Les cautères et les brûlures ont souvent guéri des maladies de la tête et des entrailles, qui subsistoient depuis plusieurs années,

dont le principe étoit une affection de Khumatisme , et qui avoient résisté à tous les

remèdes.

FC EXPLTE

Entre les inflammations chroniques de nature rhumatique , je vais choisir pour exemples celles qui se forment non-seulement dans les muscles, mais encore dans les viscères et autres parties internes, à la suite de grands efforts pour produire des mouvemens violens.

Le peuple désigne vaguement sous le nom d'efforts, un très-grand nombre de maux longs et rebelles qui succèdent souvent à ces impressions violentes. Il me paroît que dans ces cas une inflammation lente rhumatique se forme après ces efforts , lorsqu'ils ne sont paint suivis prochainement de flux de sang , ou d’une autre évacuation critique.

Des affections rhumatiques des parties internes qui ont été lésées dans des efforts violens , ont lieu dans les cas où Hippocrate a pensé quil se fait des spasmata (1) dans les

(1) Hippocrate n’a défini nulle part les sortes de spasme des organes internes qu’il a nommés spasmata. Scribonius Largus a eu en vue ces affections indéter-

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les vaisseaux et les chairs, causés par des contractions violentes dans ces organes.

Hippocrate dit avoir vu ces effets produits non-seulement par des chutes ei des coups, mais encore par de grands efforts pour lutter , courir, élever des fardeaux , etc.

J'ai vu souvent dans ces maladies, des effets très-avantageux de l'application des sangsues et des épispastiques, de l’arnica et de la douce-amère. Ces remèdes sont puissans pour opérer la résorption du sang extravasé, et pour dissiper le spasme rhumatique (1). |

L'action de larnica se propage spécialement dans les parties lésées , et où s’est formée la congestion du sang. On a observé que ceux à qui l'on a donné utilement ce reméède ont ressenti souvent dans ces parties affectées une augmentation de douleurs extrêémement forte , mais qui a été suivie de la guérison.

minées, lorsqu’il a parlé des convutsiones interiorum partium. Comp. 165. Voyez Hippocrate, de Morbis, dib. 1, n.° 18, edit. Lindeniti.

(1) Voyez ce qui a été dit ci-dessus, n.o xvr, d’après Metzger, sur l’usage de l’arnica dans les affections rhumatiques.

Cette impression singulière que les feuilles et les fleurs d’arnica font sur les organes qui souffrent de semblables lésions à ia suite de violens efforts, est .sans doute en partie un effet d’un degré plus foible de l’action émétique de ce remède. Sa verta émétique est convenablement modérée , lorsqu'on le donne à de petites doses, comme sent celles dont on fait usage maintenant, et qui sont fort inférieures à celles qu'on en prescrivoit. autrefois. |

Mais l’arnica me paroît devoir principale ment l'efficacité singulière qu'elle a pour procurer la résorption du sang extravasé (1) à une combinaison avantageuse de ses qualités vèreuse et diaphorétique. \

J'ai dit plus haut (2) que c'est à une semblable combinaison de ses qualités, que je rapporte la vertu qu'a la douce-amère pour produire la résolution et la résorption des humeurs extravasées,

Boerhaave a recommandé l'usage de la douce-amère dans les contusions. Les tiges

(1) Voyez des Observations qu'ont citées Juncker , Schulze, Vogel, etc.

| (2) N.0 xxxuiv de ce livre.

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