PR RATÉ
remèdes qui excitent différentes évacuations, ou révulsives comme celles qu'opèrent les diaphorétiques et les purgatifs (1), ou dérivatives que procurent les errhins ( dans le nombre desquels l’asarum est particuliérement utile, suivant Cullen, et les salivans masticatoires ( entre lesquels Allen recommande la racine d'iris ).
Un remède très-simple de ce dernier genre, et qui ma paru être le plus généralement efficace dans lodontalgie rhumatique, est celui qu'y a recommandé Renstrom. Îl consiste à exposer convenablement les parties affectées aux vapeurs de l'eau très-chaude, et à procurer ainsi une excrétion fort abondante de sueurs locales, et d'humeurs salivaires et muqueuses (2).
L'engorgement humoral (5) doit être com-
(1) J'ai vu l’émétique réussir singulièrement dans un cas où l’odontalgie étoit sympathique d’une affection spasmodique de l'estomac.
(2) Les anciens ont connu lutilité particulière qu'ont ici des vapeurs d’une décoction de jusquiame, qu’un auteur récent dit encore qui font rendre souvent de petits vers( ce qui est sans vraisemblance ).
(5) Cet engorgement va quelquefois jusqu’à pousser
DES MALADIES GOUTTEUSES. 147 battu, 1° par des remèdes atténuans et expulsifs ( comme peuvent être l'usage interne de la teinture volatile de gaïac, et des gargarismes avec une décoction semi-vineuse d’espèces âcres et aromatiques ); 2.° par des remèdes correctifs d’une acrimonie spécifique qui peut exister dans les humeurs scorbutique, écrouelleuse, vénérienne: 3. par des fortifians, qui sont surtout appropriés aux sujets foibles, à fibre lâche, et fréquemment atlaqués de maladies séreuses.
Stoll a vu chez ces derniers de grands effets du quinquina, et du seul usage du vin lorsqu'ils n'y étoient pas accoutumés. Ber- gius (1) conseille le quinquina dans les Rhumatismes odontalgiques, comme un remède très-efficace pour rétablir la transpiration.