‹ Traite ́des maladies goutteusesChapitre 23 sur 116 · LXXI V · texte numérisé non relu

LXXI V

Des remèdes de diverses sortes sont indiqués dans l'odontalgie, lorsque le spasme

rhumatique des parties affectées y est dominant. Ces remèdes sont ceux qui font ces-

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sensiblement la dent un peu en denors de son alvéole , comme Vogel l’a vu.

(1) Mém. de l’Ac. de Suède, 1755,

r A8 TRAITÉ

ser l’irritation en détruisant le nerf de la dent, ceux qui affoiblissent ou distraient la sensibilité de ce nerf, ou des autres parties voisines, et ceux dont l'effet perturbateur peut résoudre ou dissiper l’état rhumatique.

On détruit le nerf par le moyen de caustiques, ou en arrachant la dent. On amortit la sensibilité du nerf, en appliquant sur la dent, de l’opium, de la liqueur anodyne minérale d'Hoffmann, et des huiles aromatiques des plus âcres.

On a vu une douleur de dents insoutenable qui avoit résisté à la saignée et à l’opium, dissipée à l'instant, après qu'on avoit arraché ou cassé une dent très-saine qui en étoit voisine ( Sauvages ).

La Motte conseille comme très-généralement efficace d'appliquer un peu d'opium ( qu'on fixe au moyen d’un emplâtre adhésif), sur la partie de l'artère temporale qui est la plus prochaine de la cavité de l'oreille.

Schelhammer a trouvé aussi fort utile la pression faite avec les doigts sur l'artère temporale au même endroit, Ten Rhyne a très-souvent fait cesser la douleur des dents, en brûlant le moxa au-dessus de l'artère

temporale.

Le vésicatoire appliqué très-près des parties affectées, est un puissant remède perturbateur dans l’odontalgie rhumatique , à la suite des évacuations générales et révulsives.

Mais il suflit souvent ( comme dit Cullen }) d’exciter une forte sensation dans les parties. voisines , par divers irritans assez connus, comme en faisant tenir de leau-de-vie dans la bouche ; humer par le nez de l'eau de Luce, ou de l’eau de Ia reine d’Hongrie , etc. ; mouiller les joues avec de l’éther , ou y appliquer des sachets remplis de sel commun et chauffés , etc.

On peut rapporter ici l'effet , tantôt utile , et tantôt désavantageux , qu'a l'application d'un aimant artificiel sur la dent souffrante ( suivant la pratique de P. Borel , renou-.

velée de nos jours ).

Strobelberger , dans un petit livre qu'il a intitulé : De Podagr& dentium , n’a traité que de la douleur des dents considérée génériquement , sans donner aucun diagnostic, ni aucun traitement particulier de l'espèce de cette douleur dont la cause est goutteuse.

Musgrave conseille pour la douleur des dents arthritique ( lorsqu'elle devient trop fâcheuse , ou qu'elle peut être snivie de

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