‹ Traite ́des maladies goutteusesChapitre 66 sur 116 · T'RA ETE · texte numérisé non relu

T'RA ETE

continuelles à la surface du corps et des extrémités, qui y attirent continuellement la direction des mouvemens et des humeurs de la Goutte, et qui les détournent des viscères.

C’est, d’après cette manière de voir le fait général qui a été bien observé par Sydenham , que je me suis conduit dans un cas analogue, où j'ai sauvé la vie d’un homme qui m'est bien cher.

Ce malade souffrit pendant plusieurs mois de l’automne de 1791 et de l'hiver suivant, des douleurs rhumatiques-goulteuses, qui ne lui laissoient point de relâche. Elles furent traitées inutilement par divers remèdes appropriés, mais que la foiblesse et la sensibilité extrêmes du malade, forçoient d'abandonner aussitôt qu'ils avoient un commencement de succès.

Les douleurs qui avoient d’abord été bornées aux articulations des épaules, des coudes et autres, vinrent ensuite à affecter, par des reprises alternatives , l'estomac qui étoit très-foible chez ce malade, relativement aux autres organes. Dès-lors il eut des retours fréquens de colique et de diarrhée, suivis de défaillances alarmantes.

Immédiatement au sortir d’une de ces défaillances, je lui fis faire une promenade assez longue en voiture à la campagne , qui produisit un mieux sensible. Ce fut principalement en insistant sur cet exercice journellement répété, qu'il put atteindre, sans accidens graves, la saison du printemps, où jemployai des remèdes qui rétablirent sa santé.

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