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Il faut rapporter à la phthisie pituiteuse la phthisie asthmatique qui succède à un état chronique de Goutte ou de Rhumatisme.
Morton a traité avec soin de cette espèce de phthisie. Il la regarde comme entièrement incurable, lorsqu'elle est confirmée, Mais dans ses premiers temps, il y conseille:
DES MALADIES GOÛUTTEUSES. 365
1.° La saignée, lorsque l’habitude du corps N'est point dans un état de marasme ( en observant néanmoins que cette phthisie suit l'abus des saignées dans le Rhumatisme }.
2° La diète lactée, pour diminuer le feu qui est dans le sang, et adoucir l’acrimonie des humeurs ( en remarquant que cette diète seroit nuisible dans le progrès du mal, où elle épaissiroit le phlegme des bronches et agoraveroit la difficulté de respirer ).
5. Les chalybés, et surtout les eaux minérales ferrugineuses ( pourvu qu’elles soient données d'assez bonne heure, et qu'elles s’écoulent assez librement par les urines).
Morton dit que dans cette phthisie de nature rhumatique-goutteuse , le quinquina est un remède propre à éteindre la flamme hectique qui subsiste dans le sang après un état de Rhumatisme. Mais le quinquina peut être bien placé dans cette phthisie, relativement à d'autres indications, qui sont beaucoup moins incertaines que celle d'éteindre la chaleur inflammatoire du sang.
Ces indications sont de prévenir la colliquation du sang, de combattre la fièvre qui survient à cette phthisie, lorsqu'elle a un type rémittent bien marqué; enfin d'arrêter