‹ Traite ́des maladies goutteusesChapitre 77 sur 116 · TOR AE TE NN · texte numérisé non relu

TOR AE TE NN

les narcotiques ne doivent étre employés que pour cet usage palliatif, et qu'ils sont d’ailleurs suspects, comme pouvant fixer la

Goutte sur le poumon, et causer des obs-

tructions dans ce viscère en épaississant les humeurs.

Dans cette phthisie goutteuse , si elle amène une inflammation lente du poumon, il faut ordonner ‘de petites saignées convenablement répétées , et des remèdes antiphlogistiques et autres , proportionnellement analogues à ceux de la péripneumonie goutteuse. :

L'évacuation du sang peut alors n'être point contre-indiquée , quoiqu'un grand afflux des humeurs sur le poumon rende l'expectoration abondante , ou même quoiqu'il l'intercepte jusqu’à un certain point.

L'hémoptysie goutteuse , à laquelle peut succéder ( et quelquefois long-temps après) cette espèce de phthisie, exige la saignée lorsque le pouls est plein, fort et dur ; et ensuite les tempérans , et les autres remèdes convenables à cette hémorrhagie.

L'application des vésicatoires , d’abord aux jambes, et ensuite entre les épaules,

est particulièrement utile dans la phthisie

poutteuse, lorsqu'une affection iuflammatoire incomplète l'a fait naître et l'entretient.

Lorsque la phlogose lente du poumon est suivie de la suppuration de ce viscère, cette suppuralion indique un traitement particulier, qu'il seroit trop long d'exposer ici en détail.

Je développerai dans la suite en quoi consiste l’élat ulcéreux, qui accompagne dans plusieurs cas l'inflammation lente du poumon, et qui peut causer une phthisie mortelle, sans produire aucune uwlcération ni corrosion de la substance de ce viscère.

Je ne puis marrêter à présent à donner la théorie de cet état ulcéreux, qui est prouvée par les faits, et que jai indiquée le premier. |

Je dirai seulement en passant , que cet état ulcéreux du poumon indique particulièrement l'emploi des baumes naturels, modifiés convenablement, combinés avec l'usage du lait et d’autres alimens analeptiques non échauffans , et avec l'habitude d’un exercice modéré pris journellement à cheval ou en

voiture.

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