TRAITÉ CG LE
Troisièmement. Une autre espèce de phthisie pulnionaire goutteuse , est celle où le poumon est affecté d’obstructions ou de tubercules.
On connoît l'utilité qu'ont pour résoudre ces obstructions, les sucs, les décoctions, et les extraits d'herbes chicoracées , et autres apérilives ( comme est la saponaire) , qu'on donne avec de la terre foliée de tartre ou du sel ammoniac.
Des résolutifs appropriés dans ces obstructions du poumon, auxquelles la Goutte survient, sont encore la gomme ammoniaque, d’autres gommes résines analogues ( entre lesquelles on peut préférer l’assa-fœtida, lorsqu'il y a en même temps toux convulsive ou d'autres symptômes nerveux ), et la gomme de gaïac, qui est ici d'autant plus utile qu'elle est un puissant anti-goutteux.
M. Quarin à guéri par l'extrait de ciguë ( qui est d'ailleurs un anti-goutteux }, une phthisie pulmonaire qui avoit succédé à des douleurs de Goutte vague, et qui étoit dans un degré fort avancé.
Pendant l'usage des remèdes résolutifs, il
est nécessaire que le malade suive un régime qui soutienne les forces, sans exciter une chaleur fiévreuse. Ses alimens doivent être analeptiques, mais gélatineux et doux, afin d’envelopper les humeurs âcres qui pourroient enflammer des tubercules. Il doit faire journellement un exercice modéré à cheval où en voiture dans un air libre et pur, d'autant que cet exercice facilite la résolution des obstructions , en accélérant les mouvemens du sang et des humeurs.