‹ Traite ́des maladies goutteusesChapitre 80 sur 116 · CG'ETA · texte numérisé non relu

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Quatrièmement. Dans la phthisie goutteuse, à proportion de ce que les indications prises de l'état goutteux du poumon y ont plus de force, on doit trafailler à résoudre. cet état, par des moyens appropriés à la dominance de la foiblesse, ou de l'irritation qui l'accompagne.

Lorsque l’état goutteux du poumon est joint à une atonie extrême, il faut insister

sur des toniques actifs ; mais avec ces conditions qu’on n'ait point à craindre d'exciter un état inflammatoire, et que la fièvre et la chaleur hectiques ne soient pas fort considérables. ; |

C'est, dans ce cas que peuvent convenir les remèdes chauds que Musgrave a conseillés trop généralement dans la phthisie goutteuse. Il a cependant reconnu que si la fièvre est excitée par ces remèdes ( ce qui ést très-rare chez les vieux goutteux ), ou si elle survient d’ailleurs, il faut suspendre ce traitement, jusquà ce qu'on ait dompté cette fièvre, et la péripneumonie qui peut sy joindre, par la saignée et les autres moyens appropriés.

Entre les expectorans et les toniques convenables à ces cas de phthisie goutteuse , il faut préférer ceux qui sont en même temps résolutifs de l'état goutieux, soit dans le sang et les humeurs, soit dans les fibres du poumon. De tels remèdes sont le soufre et les baumes naturels, la quassia et d’autres amers, et les préparations martiales.

Dans ces cas de phthisie goutteuse, le lait est contre-indiqué. Un régime mixte de nourritures animales et d’alimens tirés des

394 TRS URELE végétaux, et l'usage modéré du vin, y conviennent assez généralement.

C'est surtout dans des cas semblables de phthisie goutteuse, qu'on pourroit employer quelquefois avec succès une méthode analogue à celle dù Docteur May.

Ce médecin a guéri des phthisiques quil faisoit renoncer au lait, ainsi qu’au régime et aux remèdes ordinaires, par l'usage habituel d'alimens fortement nourrissans et du vin, du laudanum liquide donné à plusieurs reprises chaque jour, du quinquina pris à des doses augmentées graduellement, et de l'ipécacuanha donné pour faire vomir de temps en temps.

Dans la phthisie goutteuse où l'irritation du poumon est dominanie, les narcotiques peuvent être utiles comme palliatifs pour la toux et l’insomnie ; mais ils sont suspects d’ailleurs, comme pouvant fixer la Goutte sur le poumon. Il faut, en général, leur préférer les sédatifs anti-goutteux, tels que sont le camphre, l'éther, la liqueur anodyne minérale d'Hoffmann et d'autres remèdes analogues. |

Dans les temps de la phthisie goutteuse, où la nature est susceptible de. la formation

de la Goutte aux articulations, il faut faire un usage convenable des remèdes internes et externes qui peuvent déterminer la Goutte à se porter sur les articulations qui y sont sujettes.

Lorsqu'on est parvenu à guérir la phthisie goutteuse, les moyens les plus eflicaces pour en prévenir les retours, sont ( outre un régime doux et analeptique }), 1. l'usage du lait et des eaux thermales sulfureuses qui ne sont point trop actives ; 2.° les eaux minérales martiales, qu'on donne par reprises dans un temps plus avancé de la convalescence , pour fortifier le poumon qu'ont énervé les humeurs goutteuses et pituiteuses dont il a été long-temps surchargé; 3° les cautères ou les vésicatoires entretenus aux extrémités; 4° des frictions sèches sur l’épine du dos, les épaules , les hanches et les extrémités, et un exercice journalier pris

Al

d'abord en voiture, et ensuite à cheval :

9. l'attention la plus soigneuse à se garantir des suppressions de la transpiration et des catarrhes, en respirant néanmoins , autant qu'il est possible, un air librement re-

nouvelé.

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