‹ Traite ́des maladies goutteusesChapitre 82 sur 116 · CT AR ANNEE · texte numérisé non relu

CT AR ANNEE

tement funeste , qu’on DUO catarrhe Suffoquant. ' ELA

: Dans ce catarrhe, les bronches sont engorgées par une congestion d'humeurs pituiteuses , qui a pu s'être formée par degrés , et s'être continuée depuis un temps assez long ; mais l'effet pernicieux de cette congestion est sensiblement déterminé par une augmentation soudaine , et une fixation très-forte des spasmes que les humeurs accumulées excitent dans les organes de la respiration.

Des accès d'étouffemens, plus ou moins longs et rapprochés du catarrhe suffoquant , ont lieu souvent dans l'asthme humoral goutteux. Ils résultent pareillement de la réunion de deux causes, l’une morale et l'autre convulsive, qui y sont seulement plus foibles , et ils doivent être traités d’une maniere analogue.

On sait d'ailleurs que ces causes se combinent à un degré beaucoup plus foible encore , dans un grand nombre d’asthmes qu’on appelle mixtes , ou mêlés d'humoral et de convulsif.

On a proposé d’une manière incertaine, et sans les rapporter à une bonne méthode de traitement , les divers remèdes qu'on a

DES MALADIES GOUTTEUSES. 389 eru dévoir convenir au catarrhe suffoquant, C'est pourquoi ces remèdes sont le plus souvent inutiles ou nuisibles.

La méthode analytique de traitement qui convient à cette maladie, me paroît consister essentiellement à travailler avant tout à résoudre l'état convulsif dont l'extrême gravité survient à la congestion des humeurs sur lé poumon , et à s'occuper de remédier directement a cette congestion, seulement après qu'on a dissipé l'état convulsif , du moins en très-grande partie,

GCXIITL

Âinsi, les petites saignées qui ont été conseiliées dans le catarrhe suffoquant , par beaucoup d'auteurs qui se sont COpIés , ne peuvent être utiles que relativement à l'effet anti-spasmodique que peut avoir cette évacuation de sang. |

Mais cette utilité est trés douteuse tandis que l’affoiblissement qui doit suivre cette évacuation , et qui peut faire que la nature affecte d'autant plus l'état convulsif , contreindique en général la saignée, même dans ‘le cas de catarrhe sufloquant , où le pouls est plein et assez fort,

Page 1