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Lorsqu'on juge avoir suffisamment insisté sur les évacuations générales, sur les anti-goutteux , et sur les expulsifs de, la Goutte , on doit combiner avec ces remèdes l'usage de remèdes externes, propres à déterminer la formation de la Goutte fixe dans les articulations qui en étoient affectées en dernier lieu , surtout | lorsque la Goutte incline à la fois à se porter sur Le tête et sur les pieds.
On doit toujours aider l’action de ces divers remèdes , en tenant le malade dans une position redressée, autant qu'il est possible , ce qui est d'ailleurs généralement LOUE dans le traitement de l’apoplexie.
Les sinapismes appliqués aux pieds, et les vésicatoires aux jambes, sont les épispas tiques le plus généralement indiqués pour déterminer la Goutte aux articulations, dans l'apoplexie goutteuse, et même dans
DES MALADIES GOUTTEUSES 233 celle où l’état goutteux a été joint à une irritation vive, lorsque cette irritation a été calmée par des remèdes évacuans ét autres convenables. |
On doit faire sur les articulations des pieds , lorsque la Goutte y est formée par ces moyens , des frictions douces et des onctions avec un liniment excitant approprié, tel que celui qui seroit composé d’onguent nervin, d'esprit de térébenthine, et d'esprit volatil huileux. Il est à propos d’envelopper ensuite toute l'extrémité de flanelles tenues très-chaudes.
Il est souvent fort utile d'entretenir pendant quinze jours et plus, la suppuration où l'écoulement des plaies qu'ont produites les vésicatoires, en les pañsant avec le baume d'Arcæus. Par ce moyen, on peut évacuer une grande quantité d’humeurs goutteuses.
Cullen ne permet dans l'apoplexie goutteuse , d'appliquer des vésicatoires aux extrémités, que lorsquellcs ne sont absolument point affectées par la Goutte.
Mais il me paroît qu'en cela Cuilen a trop suivi son opinion générale sur le danger qu'il y a que liritation produite par les vésicatoires , ne repousse la Goutte des
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extrémités , et ne la porte à l’intérieur. Ce danger n’a point lieu lorsque le vésicatoire est placé dans des circonstances convenablement déterminées, et lorsqu'il n'est point appliqué sur les articulations même goutteuses , mais seulement dans leur voisinage.
Musgrave conseille aussi , dans l’apoplexie goutteuse, l'application des vésicatoires en différentes parties de la tête, ou sur la nuque , ainsi que des ventouses audessus de la tête. Mais ces remèdes me paroissent ne convenir dans la Goutte portée à latête , qu'autant qu'on a tiré assez de sang , quon a modéré l'orgasme des humeurs , et quon a produit des mouvemens de révulsion assez forte et assez constante.
par les selles et par d’autres voies d'évacuation.
Il faut faire une remarque semblable sur les errhins, même non sternutatoires , et les apophlegmatismes, que Musgrave -conseille dans les mêmes cas, et qu’on doit regarder le plus souvent comme des remèdes équivoques.
M. Bloch a conseillé, dans l’apoplexie
causée par la Goutte remontée, d'appliquer sur la tête des linges imbibés d'eau froide.
Cette application peut être utile dans certains cas pour exciter la force de contraction des vaisseaux du cerveau surchargés d’un sang goutteux; mais ce remède est trop souvent hasardeux , et pour qu'il n’ait point des effets nuisibles { comme on l’a vu arriver quelquefois ) , il est essentiel d'apporter à son usage diverses précautions, et de l'avoir toujours fait précéder par des évacuations suflisantes.
Je pense qu'une modification utile de l’administration de ce remède , seroit de tenir assidument où très-fréquémment , les extrémités inférieures dans un bain chaud, en méme temps qu’on feroit ces fomentations d’eau froide sur la tête.
Lorsqu'on a dissipé l’apoplexie goutteuse, Musgrave conseille avec raison, pour en prévenir les retours , de soigner surtout convenablement les attaques de Goutte régulière qui peuvent survenir, de pratiquer des évacuations générales répétées en certaines saisons, d'établir un cautère au haut du dos , de faire respirer un air pur à la campagne , etc.