CONVULSIONS DANS LES MALADIES NERVEUSES EN GÉNÉRAL
née. M. Mareska a observé deux cas de ce genre où la maladie était évidemment intermittente et a cédé à l'emploi du sulfate de quinine (1).
J'ai cité un exemple de contractions du système musculaire qui dépendent d'une modification pathologique imprimée au système nerveux par une lésion de nutrition. Ces symptômes ^sont souvent les précurseurs d'accidents plus graves qui peuvent se terminer par des convulsions mortelles précédées d'accidents paralytiques, de gangrène des extrémités intérieures, sans compter les complications amenées par le trouble des facultés intellectuelles, les hallucinations, les tendances au suicide, ainsi que cela se voit pour la pellagre. J'aurai à revenir sur ces faits dans la pathologie spéciale; mais pour compléter ce que j'ai à dire des convulsions dans leurs rapports avec des causes saisissables , j'appellerai l'attention sur les convulsions si communes dans l'enfance. L'étiologie de ce genre d'accidents chez les enfants pourra nous amener un jour à mieux, comprendre certaines perturbations analogues chez les aliénés adultes , chez les individus du sexe féminin surtout, perturbations dont nous allons parler dans un instant , et pour l'explication desquelles on allègue ordinaiement l'irritabilité ou X'impressionnabilité du système nerveux dans quelques formes d'aliénation.
Les convulsions appartiennent, comme on sait, aux symptômes les plus fréquents des affections morbides del'enfance. M. ledocteurTilner(deSaint- Pétersbourg), qui a fait une étude des différentescireonstancesqui peuvent les produire, les rapporte avec beaucoup de raison sous les chefs suivants :
\" Convulsions qui résultent de l'état morbide du système nerveux luimême. Ici, doivent être comptées toutes les modifications organiques du cerveau, comme congestion, inflammation et ses suites, ramollissement, corps étrangers, exostoses, etc. Dans les affections convulsives de l'enfance, ces causes sont de toutes les plus fréquentes, et ne permettent guère, comme on sait, un pronostic favorable. Ces convulsions sont toujours accompagnées d'une perte plus ou moins grande de connaissance, voire même de délire, et se présentent dans les maladies comme signes précurseurs de la mort. L'affection cérébrale peut s'étendre à la moelle épinière, et alors il survient des phénomènes convidsifs tétaniques.
(1) Les moyens employés dans ce cas, avec des succès variés, furent les bains demichauds, les ligatures, l'arnica, le camphre, l'opium, le sulfate de quinine , les purgatifs. Mais si l'on veut bien accepter l'explication étiologique que je donne, explication justifiée du reste par le développement d'accidents analogues qui eurent lieu à cette époque dans d'autres prisons de la Belgique , et même dans des asiles d'aliénés , on conviendra que la seule médication rationnelle est alors de s'adresser aux modificateurs du système nutritif et digestif, c'est-à-dire à une alimentation de bonne nature. Je reviendrai nécessairement sur ce sujet d:;ns la partie corsacrée au traitement.