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IMPORTANCE DE L'EXAMEN DES FONCTIONS PHYSIOLOGIQUES

clans le cerveau; les jours sont alors plus tranquilles; les préoccupations des malades sont moins vives ; ils sortent de leur torpeur habituelle, et semblent jouir d'une activité de bonne nature. Dans d'autres circonstances , la perte du sommeil est parfois l'indice de la transition d'un état de calme et de tranquillité à un état de délire bruyant avec agitation.

Conclusions. — Les limites d'un ouvrage élémentaire m'imposent une grande sobriété dans rémunération des symptômes qui sont l'expression delà folie, et il me reste encore à émettre quelques considérations sur les signes qui annoncent cette maladie, et qui nous permettent d'en poser le diagnostic.

Les nombreux détails dans lesquels je suis entré à propos des lésions de la sensibilité chez ces malades indiquent cependant avec quel soin il importe de les examiner. Il peut exister chez eux de très graves perturbations et des désordres dans les fonctions ou les organes de l'économie, sans qu'il se manifeste aucun de ces symptômes qui nous aident dans le diagnostic des maladies ordinaires.

S'il est des aliénés qui ne souffrent réellement point ou qui sont incapables d'exprimer ce qu'ils éprouvent , il en est qui accusent des maux imaginaires, ou qui dissimulent des maladies réelles.

Au milieu de l'agitation des actes, les plus graves maladies de l'économie peuvent passer inaperçues, si l'on ne se livre à un examen minutieux des organes, si l'on n'étudie chaque fonction dans son isolement. En général, s'il importe d'avoir égard aux changements arrivés dans les habitudes des aliénés, dans leurs fonctions physiologiques, il faut aussi examiner les modifications survenues dans leurs pensées délirantes.

Lorsque la torpeur, le refus de manger, l'apathie et une tranquillité anormale, la cessation subite du délire, succèdent à l'agitation générale, à la suractivité dans les mouvements, à l'exagération des fonctions digestives, aux préoccupations maladives, on aura l'esprit éveillé sur les désordres qui peuvent exister dans l'économie. Mais, comme le fait observer avec justesse M. Thore, ces moyens d'investigation peuvent encore manquer. On voit des fous continuer à marcher et à manger, lorsque déjà le poumon est hépatisé; de même que d'autres, toujours fixés sur leur lit, ne changent point de place, ne donnent aucun signe de souffrance, lorsqu'ils sont sous le coup d'une affection qui doit les emporter au bout de quelques heures.

Quelle que soit donc la différence qui existe entre l'état physiologique des aliénés et celui d'autres malades, on ne négligera pas les indications symptomatiques qui se déduisent de l'état de la digestion, des sécrétions , de la circulation et des autres grandes fonctions intérieures ou

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