COMPLICATIONS DE LA FOLIE. — MALADIES INCIDENTES
l modifiable de certaines folies prédominantes ; mais cette immobilité n'est que relative, et les faits qui s'y rapportent ne sont que l'exception. Ils trouvent, encore une fois, leur explication naturelle dans les conditions pathologiques que font à l'organisme les nombreuses influences de l'ordre
1 intellectuel physique et moral que nous avons étudiées avec tant de soin, et dont les résultats ressortiront d'une manière plus vive et plus lucide encore dans la description des variétés spéciales de la folie.
Complications ; maladies incidentes ; leur influence sur la marche et la terminaison de la l'olie. Des états particuliers désignés sous les noms de stupidité, extase, catalepsie. — Parmi 1rs phénomènes qui
peuvent compliquer ou modifier le développement, la marche et la terminaison de la folie, se trouvent les maladies incidentes. Mais avant de parler de l'influence des affections incidentes sur la folie, et réciproquement, il est utile de résumer la position faite à l'aliéné par l'état névropathique désigné sous le nom de folie.
J'ai déjà signalé les rapports des perturbations physiologiques avec la folie, et Fon conçoit que les troubles de cette nature constituent par euxmêmes un état pathologique qui justifie la dénomination de malade que nous donnons à l'aliéné.
L'aliéné est donc un malade parce que l'état permanent ou intermittent de trouble, de désordre de ses facultés intellectuelles, ne peut exister sans une lésion concomitante du système nerveux central ou sans un trouble dynamique dans la môme sphère nerveuse. Que cette lésion soit idiopathique, qu'elle soit sympathique, ceci ne préjuge pas la question, il faut de toute nécessité choisir entre l'une ou l'autre hypothèse.
D'un autre côté, négligeant pour lemoment l'intervention de la maladie incidente, il est clair que la lésion organique, cause de la folie, implique un élément pathologique sui generis. En d'autres termes, la lésion cause primitive du mal pouvant être aggravée ou enrayée dans son cours, le trouble de telle fonction physiologique pouvant pareillement suivre une marche ascendante ou descendante, il résultera de toute nécessité que ces aggravations ou modifications de l'état pathologique aggraveront pareillement ou modifieront le trouble des idées. C'est là ce que j'appelle pour l'aliéné un élément pathologique sui gerieris qui doit être étudié en dehors de toute intercurrence d'une maladie incidente nouvelle. La paralysie progressive des aliénés nous offre un exemple frappant de cette situation. En effet, depuis la simple congestion du cerveau, ou hypérémie de cet organe, jusqu'aux épanchements dans l'arachnoïde, aux exsudations plastiques, aux formations des fausses membranes, au ramollissement de la substance corticale et autres lésions graves de la période terminale de