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COMPLICATIONS DE LA FOLIE. — MALADIES INCIDENTES

cette affection, on constate chez le paralysé des rémissions et des aggra- ; rations en rapport avec les progrès ou le ralentissement du mal.

Maintenant, après avoir constaté ces situations pathologiques propres à l'aliéné, parce qu'il est un malade, il est juste de signaler les affections j incidentes qui n'ont aucun rapport avec la névrose principale, ou qui n'ont tout au plus avec elle qu'un rapport éloigné (1) : tels sont les érysipèles, les pneumonies, les pleurésies, les affections typhoïdiques, ou n'importe quelle autre maladie. Quelle sera l'influence de ces affections incidentes sur la marche, le développement et la terminaison de la folie? C'est ce que je vais résumer aussi brièvement que possible.

Trois situations nouvelles peuvent surgir dans les complications qui font le sujet de cette étude : 1° Une affection mentale est en voie d'évolù-' tion; les caractères qui la constituent sont bien tranchés; il y a des périodes d'exacerbation et de dépression, d'intermittence et de rémittence; l'aliéné offre les diverses perturbations que nous avons décrites ; le diagnostic ne peut laisser aucun doute. Dans ces circonstances il survient une maladie incidente qui non-seulement modifie la marche et le dé ve- 1 loppement de l'aliénation, mais qui amène une crise favorable et brise d'une manière définitive la série des phénomènes pathologiques qui se commandent et s'engendrent successivement. C'est là ce qu'on appelle une terminaison critique, et je me réserve d'en parler spécialement dans la partie consacrée au traitement.

2° L'intercurrence d'une maladie peut modifier la situation mentale dans deux circonstances spéciales. Un individu se trouve dans cette situation névropathique qui est la période d'incubation d'une maladie mentale, et dont j'ai donné un exemple remarquable (2). Dans ce cas, la maladie incidente détermine l'explosion du délire, et la folie se constitue. On bien la folie était déjà en voie d'évolution et parfaitement caractérisée. Dans cette situation encore, l'intercurrence de la maladie accidentelle, au lieu d'amener une crise favorable, fait naitre pareillement une exai ■erbation de tous le; symptômes. 11 peut même arriver que la terminaison soit fatale, le malade n'ayant pas assez de force pour réagir.

(1) Ces rapports éloignés peuvent être constitués par l'élément pathologique désigné sous le nom de diatlièsc. Il est incontestable que des individus soumis à la diatliése tuberculeuse ou scrofuleuse, par exemple, seront peut-être plus exposés que d'autres à contracter la folie. Voilà un rapport éloigné. Mais ces mêmes individus frappés d'aliénation peuvent devenir réellement tuberculeux. Il s'établit alors entre l'aliénation mentale et la maladie organique bien caractérisée un rapport plus prochain qui se signale par des modifications dans l'état mental des patients.

(2) Manière d'interpréter l'action des causes, chap. iv, p. 151 et suiv.

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