‹ Traité des maladies mentaleChapitre 363 sur 500 · ENTRE LES DEUX HÉMISPHÈRES. — LÉSIONS GÉNÉRALES DE L'ORGANISME · texte numérisé non relu

ENTRE LES DEUX HÉMISPHÈRES. — LÉSIONS GÉNÉRALES DE L'ORGANISME

inférieures, comme chez les crétins par exemple, on remarque plus que de l'insymétrie. MM. Stlial, Ferrus et d'autres auteurs très estimables ont démontré que les exsudations hydropiqves dans la voûte crânienne se trouvent presque constamment unies aux anomalies cérébrales que présentent ces dégénérés ; elles entourent tout le sensoriurn et remplissent les vèritricules. Stahl a vu les plexus choroïdes occupés par de nombreuses hydatides. Parmi les conséquences de ces épanchements hydropiques, il signale assez souvent un ramollissement des parties qui en sont baignées (1).

Cavités spiancimiques. — Les transmissions héréditaires se compliquent souvent d'hypertrophie du cœur, d'anomalies dans la structure interne de tel organe ou appareil organique. J'ai trouvé des anomalies dans la structure du foie, des reins, des insymétries remarquables entre des organes pairs. Je cite simplement les faits, je n'en tire pas pour le moment d'autre déduction.

Système osseux. — Les difformités de la boîte osseuse, telles que l'amincissement extrême des parois dans quelques cas, l'épaississement anormal et l'ossification prématurée dans quelques autres, ont porté mon attention sur le système osseux dans les variétés dégénérées J'ai pu constater maintes fois les conditions générales de rachitisme, l'étroitesse des parois thoraciques, l'ossification tardive des épiphyses, l'infériorité de la taille, l'absence de la seconde dentition dans les classes les plus déshéritées, ainsi que M. le docteur Baillargér l'a justement fait ressortir.

Organes générateurs. — La stérilité, si commune chez les individus héréditairement frappés, quoique doués en apparence d'organes bien

es épileptiques, mais dans les variétés dégénérées de l'espèce humaine, que l'on observe ces différences d'équilibre, quoiqu'elles puissent se rencontrer aussi chez des individus sains d'esprit, sans que l'exercice des facultés soit essentiellement compromis.

« Il y a, dit M. Follet, une immense question dans l'équilibre ou la rupture d'équilibre inter hémisphérique, c'est là te point de départ de toute la pathologie mentale. » M. le docteur Follet, poussant dans ses dernières limites cette idée théorique, ajoute : « Après avoir demandé à ces nécropsies ce qu'on peut y trouver de saisissalile pour interpréter le dérangement survenu dans la manifestation de l'intellect, nous exposerons que les altérations reconnues sur les membranes ou la substance du cerveau nous apparaissent, non comme la cause première du désaccord qui s'est produit dans l'instrument, mais comme un effet de la dégénérescence consécutive à ces modifications morbides, qui, d'une manière lente et graduée, ont troublé l'équilibre des hémisphères dans leur mode

d'innervation Il est temps que ce principe s'établisse, et que l'observateur, parce

qu'il a noté ici une membrane phlogosée, là une substance ramollie, rie soit pas réduit à rien supposer au delà, et prenant 1 effet pour la cause, à passer sous silence le trouble nerveux qui dès l'invasion vint à prédominer sur notre premier élément de vitalité. »

(1) Ferrus, Mém. cit., p. 68.

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