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TRAITEMENT DE L'ÉTAT DE DÉPRESSION AVEC ANÉMIE, MARASME

héréditaires à évolution progressive : une jeune fille dont le père a été dans un asile d'aliénés, etc., p. 537.)

Il est vrai de dire que dans les folies héréditaires les transitions subites et permanentes à la raison forment l'exception. On peut ajouter que quand cette transition s'est faite en dehors de toute intercurrence critique dans les fonctions organiques, la récidive ne soit à craindre. Le plus ordinaire- I ment il arrive que les périodes d'agitation extrême sont suivies d'une période de prostration et de stupeur. Lorsque ces phases alternent d'une i manière régulière et qu'elles sont de courte durée, il faut user de la pru- : dence que j'ai conseillée dans la période d'exacerbation, et ne pas troubler immédiatement la maladie par des moyens violents. On ne doit rien j brusquer, rien précipiter, et laisser, comme le veut Pinel, à la nature le ' soin de développer ses elforts conservateurs.

Mais il peut advenir que l'état dépression dépasse de beaucoup en | durée la situation inverse. Alors le mode de manifestation symptomatique de la maladie est changé, et l'affection présente le caractère de la j mélancolie. Lorsque cette situation se prolonge outre mesure, et qu'une transition à un état plus grave est à craindre, il est nécessaire de sortir i de la méthode expectante, et de recourir à une thérapeutique active. | Les indications sont précises ; je vais les formuler.

Dans la période extrême d'agitation, je me suis contenté de bains pro- j longés avec affusions rapides sur la superficie, mais dans la phase de ! dépression, de mélancolie, quelquefois même de stupeur qui suit les I excitations violentes, je me hâte de revenir à l'hydrothérapie, qui, dans ces cas, remplit, ainsi que l'indique très bien M. Fleury, le rôle d'une j médication reconstitutive et tonique. L'indication est d'autant plus rationnelle, que la situation de ces malades, celle des femmes surtout, se complique souvent de chlorose et d'une espèce d'anémie que nous avons l'habitude de désigner sous le nom de marasme nerveux ( I ).

trouble et du désordre de l'intelligence et des sentiments aura coïncidé avec quelque phénomène critique dans l'ordre des fonctions organiques. Tels sont les accès fébriles : bien caractérisés, le développement de furoncles ou de toute autre affection à la peau; ' j'ai vu dans des cas de ce genre une parotidite juger la situation. Des maladies intercurrentes, telles que lièvres typhoïdes, pneumonies, dans quelques cas la réapparition des hémorrhoïdes, le retour subit de la menstruation, ont opéré dans le sens d'une crise de bonne nature.

(1) M. le docteur Fleury, écrivant pour les malades qui n'ont point passé par les phases névropathiques des aliénés, distingue plusieurs sortes d'anémies qui se rencontrent en grandes proportions dans la pratique ordinaire, et qui ont beaucoup d'analogie avec le marasme nerveux. 1° L'anémie idiopathique, qui n'est liée à aucune lésion organique, à aucun état morbide primitif; celle qui se montre sous l'influence de la misère, d'une

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