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INDICATIONS POUR ROMPUE L'ISOLEMENT

Période du rémission; états consécutifs, torpeur, apathie , depression mélancolique, cachexie, marasme, Traitement de ces divers

états. — C'est en ne troublant pas la maladie par des moyens violents, c'est en ne brusquant rien, en ne précipitant rien, c'est en favorisant par une médication opportune les efforts conservateurs de la nature, que l'on parvient à préparer la phase de rémission ainsi que la transition naturelle à la guérison. Ce que j'ai à dire sur ce sujet a nécessairement un caractère général d'application ; cependant la nature, la marche et la terminaison de la folie héréditaire me permettront de faire ressortir d'une manière particulière comment il faut agir dans lu variété qui nous occupe en ce moment.

La folie héréditaire, ainsi que nous l'avons vu dans la description de cette forme, se fait surtout remarquer par ses périodes alternantes. Une invasion, pour ainsi dire subite de la maladie, peut être suivie d'une rémission non moins prompte. Lorsque ces périodes se succèdent avec rapidité et à courtes distances, il faut naturellement se tenir sur ses gardes, et pourvoir aux exigences thérapeutiques de la situation. On ne doit regarder le malade comme guéri que lorsque la rémission a des caractères de stabilité et de permanence.

Cependant il arrive qu'après des périodes d'agitation qui ont duré non-seulement des jours, des semaines, mais des mois entiers, le calme s'inaugure tout h coup, et que le maniaque, sorti comme d'un long état de rêve, retrouve l'exercice de sa raison. La prudence exige sans aucun doute que le malade devienne l'objet de soins assidus et d'une hygiène prophylactique spéciale. Toutefois il peut exister des indications, lorsque l'aliéné a passé un temps très long d'agitation dans un asile, pour rompre l'isolement et replacer le malade dans le milieu de la famille. C'est quand on aura la certitude qu'il y sera entouré des soins que réclame sa situation ; c'est aussi quand on s'aperçoit qu'il ne gagne plus rien dans le milieu où il se trouve, qu'il s'y attriste et qu'il se laisse influencer défavorablement par le délire des autres aliénés. Je regarde, dans quelques circonstances, les périodes d'agitation de longue durée comme une crise favorable, et je me suis bien trouvé, dans plus d'une occasion, de replacer immédiatement ! le malade en contact avec des sensations nouvelles; un séjour prolongé aurait pu avoir des inconvénients. Mais les décisions de ce genre ont

quelque chose de trop délicat pour être formulées d'une manière précise et catégorique. Il faut se guider d'après des indications toutes personnelles dont le médecin expérimenté peut seul être le juge (1). (Voy. Folies

(1) La confiance en une guérison solide est d'uutant mieux établie que la sédation du

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